vendredi 30 novembre 2012

JESUS CHRIST EST LE MEME PARTOUT, EN TOUT TEMPS ET DE LA MEME MANIERE: troisieme partie

IV.  JÉSUS EST LE MÊME PARTOUT, EN TOUT TEMPS ET DE LA MÊME MANIÈRE.

A- Quelques témoignages bibliques

 Marc 16, 17-20 «Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris. »

L’ Évangile de Marc est parmi les quatre évangiles celui qui souligne le plus clairement la réalité que Jésus est le même partout, en tout temps et de la même manière. Il est écrit en Marc16, 20  « Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par des miracles qui les accompagnaient ».
   Il nous suffit de considérer les miracles accomplis par Jésus dans Marc et ceux accomplis par les apôtres dans les actes des apôtres pour comprendre que Jésus n’a pas changé et il ne  changera pas.
Ainsi à la lumière des miracles décrit par Marc dans son évangile et ceux décrit par Luc dans les Actes des Apôtres, nous avons la confirmation que Jésus ne change pas, il est le même partout en tout temps et de la même manière.
En Marc 1.21-28, Jésus menaça et chassa un esprit impur d’un homme possédé. La Bible dit   « Et l’esprit impur sortit de cet homme, en l’agitant avec violence, et en poussant un grand cri ».
Plus tard dans les Actes des Apôtres16. 16 à 18, L’apôtre Paul chassa  d’une servante un esprit de python au Nom de Jésus et par sa puissance.
La Bible dit « Et il sortit à l’heure même ». En effet, Jésus ne change pas, il est le même partout et de la même manière.
La Bible dit qu’il est venu pour détruire les œuvres du diable 1Jean 3.8. Aujourd’hui encore, il le fait. En Luc 10.19, il est écrit : « voici je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire ». Est-ce la puissance de l’ennemi qui marche sur toi ou toi qui marche sur elle. Jésus n’a pas changé, son pouvoir qu’il nous a donné non plus.
Dans Marc 2. 1-12, Jésus guérit un paralytique porté par quatre hommes. La Bible précise que «  Jésus voyant leur foi dit au paralytique : mon enfant tes péchés sont pardonnés » (V5) ce qui équivaut du reste à sa guérison tant spirituelle que physique. Car il est dit que lorsque Jésus lui intima l’ordre de se lever « A l’ instant, il se leva » (V12).
« Rien n’est impossible à celui qui croit ». Jésus voyant leur foi, Jésus veut aussi  voir ta foi, c’est alors que tu verras ton miracle.
Plus tard dans les Actes des Apôtres 3. 1-11, un homme boiteux de naissance fut guéri par la puissance de Dieu au Nom de Jésus. L’Apôtre Pierre déclare devant tous que ce n’est pas par eux-mêmes, ni par quelque autre pouvoir que cet homme a été guéri, mais « c’est par la foi dit-il en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en Lui qui a donné à cet homme cette entière guérison » Actes 3.16
Jésus n’a pas changé. C’est plutôt la foi de beaucoup de chrétiens aujourd’hui qui a changé. Cela leur donne l’impression que Christ a changé. Mais Jésus est le même hier, aujourd’hui et éternellement.
Jésus dit «  je vous le dis en vérité, si vous aviez la foi comme un grain de Sénevé, vous direz à cette montagne transporte toi d’ici là, et elle se transporterait, rien ne vous sera impossible ».
Aujourd’hui encore des montagnes peuvent être déplacées : montagne de maladie, montagne de douleurs, montagne de malédiction et montagne de dettes. Tout simplement parce que Jésus ne change pas. Car c’est lui en fait qui déplace ces montagnes.
 Ainsi, tant que l’objet de notre foi, Christ reste inchangé, immuable, nous pouvons lui faire confiance que quelque soit la montagne, elle se déplacera par la foi.
Un autre miracle que Jésus accomplit en Marc 5.35-43 est la résurrection de la fille de Jairus. Jésus manifesta sa toute puissance pour retirer des affres de la mort cette jeune fille de douze ans.
Au Nom de ce même Jésus, Dorcas décédée retrouvera la vie par la prière de l’apôtre Pierre (Actes 9.36-42).
Jésus n’a pas changé. Il dit « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort, et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais ». (Jean 11.25-26).
Jésus ne change pas. Il a vaincu pour toujours le pouvoir de la mort. La peur de la mort n’a plus de raison de nous hanter. Hébreux 2. 14-15/ Apocalypse 1.18-20
Jésus est le même partout en tout temps et de la même manière.

Quel impact la nature immuable de Christ a t- il sur la vie du chrétien ? Ou encore quelles sont les conséquences de la nature inchangeable de Jésus sur notre foi ?
Nous pouvons énumérer ici 4 impacts de la nature immuable de Christ sur notre foi.
Nous nature immuable de Christ nous permet de croire :
1-  que ce qu’il a fait hier, il peut le faire aujourd’hui
2- que Jésus est  un Dieu présent et non absent.
3-  que rien n’est impossible à Dieu au Nom de Jésus Christ.
4- que Jésus est le Dieu des miracles

B- Le résultat est le même aujourd’hui

Le résultat de la foi en celui qui est le même est le miracle.
L’apotre Jean évoque ce même résultat en donnant la raison pour laquelle son évangile a été écrit : « Jésus a fait encore en présence de ses disciples beaucoup d’autre miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20. 30- 31).
En d’autres termes, Jean et les disciples ont connu Jésus comme celui qui fait des miracles.  Jésus est il pour toi aujourd’hui le Dieu de miracle?
D’autre part Jean et les disciples sont convaincus que la foi au Fils de Dieu, comme Dieu de miracle produit nécessairement des résultats, « en croyant en lui vous ayez la vie en son nom ». La vie est la somme évidente de ces miracles qui renferment la guérison, la liberté, la délivrance, la victoire, la prospérité, la paix, l’abondance, la gloire ect.
Alors si Jésus est le même qui opère des miracles aujourd’hui en réponse à la foi, quelle genre de foi doit on avoir pour posséder son miracle ?
La foi qui possède son miracle ne calcule pas des alternatives, elle obéit et agit avec assurance et spontanéité.
La foi qui possède son miracle est plus que croire en dépit des circonstances, mais elle est plutôt croire en dépit des conséquences.
Beaucoup de gens proclament indignement encore aujourd’hui que «  le temps des miracles est passé » comme si Jésus avait changé.
Sachez ceci, il n’y a jamais eu un temps de miracle, il y a seulement un Dieu de miracle ! Il est le même partout en tout temps et de la même manière.
Ce n’est point par ailleurs une hérésie de rechercher un miracle.
Le miraculeux fait partie de la foi ; le surnaturel en est le fondement. Le Dieu que nous servons est un Dieu de miracle qui agit encore aujourd’hui (Jean5.17).
Mais pour que les miracles de Dieu soient à l’œuvre, il faut la foi biblique qui vient de l’écoute de la parole de Dieu (Héb. 11.6/ Rom. 10.17)
Si nous voulons voir aujourd’hui les miracles d’un Jésus qui ne change pas, le même qui nous est décrit dans le Nouveau Testament, il nous faut proclamer encore aujourd’hui la bonne nouvelle, la même qui a été prêchée dans ces temps passés (Marc16. 20).
Un ministère qui ne produit pas de miracles est certainement un ministère qui ne prêche pas la parole de Dieu.
La Bible dit que le Seigneur travaille avec ceux qui suivent Jésus «  confirmant la parole par des signes ». Dieu ne peut pas confirmer ce qui n’a pas été proclamé. Héb.2. 3-4
Plusieurs croyants déçus par des situations sont comme Gédéon encore à se demander : « Où sont les miracles dont nos pères nous ont parlé » (Juges 6.13), comme si leur Dieu avait changé.
Jésus n’a pas changé. Il ne change pas. Il accomplit encore aujourd’hui ce qu’il a fait hier.
Que devons nous faire précisément pour posséder notre miracle et accomplir les œuvres de Dieu ?
La réponse à cette question se trouve dans le récit de la résurrection de Lazare.
Jean 11.19-21 ; 34-41,44
Remarquez ceci : Jésus aurait pu rouler la pierre.
Il pouvait commander à des milliers d’anges pour le faire ou encore il pouvait provoquer un tremblement de terre qui aurait déplacé la pierre.
Malgré tout cela, Jésus ne procéda pas ainsi. Il ordonna plutôt : « ôtez la pierre » (V39)

  • Où est ton miracle ? Il est dans la grotte, derrière la pierre.
  • Comment posséder ton miracle ? ôte la pierre.
  • Comment ôter la pierre pour libérer le Dieu de miracle et les miracles de Dieu dans ta vie ? Fait ce que la parole de Dieu te dit de faire.
Le miracle de la résurrection de Lazare était dans la grotte. Le miracle ne pouvait s’accomplir tant que la foi n’avait pas encore été  manifestée et démontrée.
Sans la foi, il n’y a pas de miracle. C’est seulement la démonstration de la foi qui produit les miracles.
Agir selon la parole, ou obéir à la parole est la démonstration de la foi.
Jésus dit à l’aveugle né en Jean 9.7 «  va et lave toi dans le réservoir de Siloé ». En faisant  ce qui lui a été dit, cet homme retrouva la guérison.
« Il y alla, se lava, et s’en retourna voyant clair. »(V7)
En Jean 4.50 Jésus dit à l’officier du roi : «  va ton fils vit »
«  Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il s’en alla » son fils fut guéri.
 Jésus invita Pierre à marcher sur l’eau ; lorsqu’il obéit  et sortit de la barque, le miracle s’accomplit. Matthieu 14.28-29
Pour toi aussi, ton miracle est dans la grotte derrière la pierre.
Il te faut d’abord déplacer la pierre en faisant ce que Dieu dit de faire alors tu verras le miracle dans ta vie, dans ton ministère et dans affaires.
La bible évoque 5 raisons fondamentales qui attestent que le temps des miracles est encore pour nous aujourd’hui :
1-   Dieu est ce lui qui guérit (Ex.15 26), et il n’a jamais changé : «  Je suis l’Eternel, je ne change pas » (Mal.3.6).
2-   Jésus Christ guérissait les malades( Math.9. 35 ; Marc 6. 55-56 ; Act.10.38), et il n’a jamais changé : Jésus Christ est le même hier aujourd’hui et éternellement (Héb.13.8)
3-   Jésus a ordonné à ses disciples de guérir les malades (Math.10. 1-7 ; Luc 10.1,9). Or un vrai disciple de christ doit être semblable aux premiers disciples : si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ( Jn. 8.31)
4-   Des miracles de guérison se manifestaient partout durant le ministère de l’église primitive (Act.3.6 ; 4.30 ; 5.12 ; 6.8 ; 8.6 14.3,9-10 ; 19.11-12 ; Héb.2.4), et l’église authentique n’a évidemment pas changé. Nous avons là un modèle à la véritable église jusqu’à la fin du monde(Math.28.30).
5-   Jésus a autorité tous les croyants et croyantes parmi toutes les nations, jusqu'à la fin du monde d’imposer des mains aux malades, et il a promis leur guérison (Marc 16. 15-18). Il est évident que les croyants authentiques n’ont pas changés. Jésus a dit : Quiconque croit en moi fera les œuvres que j’ai fait (Jn.14.12).
Au temps de la Bible, les malades étaient guéris, les aveugles recouvraient la vue, les sourds entendaient, les boiteux marchaient, les lépreux étaient purifiés les morts ressuscitaient, des miracles s’accomplissaient par la puissance de Dieu. Aujourd’hui comme toujours, ces miracles sont pour l’église.



CONCLUSION

Il est important que nous nous instruisions par la parole de l’Esprit en Hébreux 12.25-28 « Prenez donc garde ! Veillez à ne pas fermer votre oreille à la voix de celui qui vous parle. Les israélites qui ont refusé d’écouter celui qui les avertissait sur terre, n’ont pu échapper au châtiment. A combien plus forte raison n’y échapperons nous pas si nous nous détournons de (Dieu) qui se révèle à nous du haut des cieux.
Autrefois (lorsqu’il parlait depuis le Mont Sinaï), sa voix faisait trembler la terre. Aujourd’hui il nous déclare : Une fois encore j’ébranlerai, non seulement la terre, mais aussi le ciel. Ces mots une fois encore… nous annoncent la transformation et la disparition définitive de tout ce qui peut être ébranlé, c’est à dire de tout ce monde créé et périssable. Seules subsisteront les réalités inébranlables parce qu’elles sont éternelles. Puisque c’est un royaume inébranlable que nous sommes sur le point de recevoir, attachons nous fortement à la grâce qui nous est faite, et témoignons à Dieu notre reconnaissance en le servant de la manière qui lui est agréable dans la soumission respectueuse et la crainte de lui déplaire» (version Parole Vivante)
         Le Roi que nous servons ne peut être ébranlé, son royaume ne peut être ébranlé non plus ; ses oracles ne peuvent être non plus ébranlés. De ce fait notre Seigneur Jésus-Christ ne change pas. Ces promesses sont inébranlables.
Ainsi la foi nait dans le cœur du chrétien par la lecture et la méditation de la parole vivante et inébranlable de Dieu.
La foi que produisent les promesses inébranlables de Dieu devient alors évidente quand elle agit conformément à la parole. Agir par la parole, marcher dans la parole est la foi qui fait mouvoir la main puissante de Dieu.
Dieu honore toujours sa parole, au Nom de Jésus, car il est le même partout en tout temps et de la même manière. 
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Pasteur Jean-Marie TIACOH

JESUS CHRIST EST LE MEME PARTOUT, EN TOUT TEMPS ET DE LA MEME MANIERE: deuxieme partie


II JESUS EST LE MEME DANS LA PUISSANCE DE SES OEUVRES

Luc relate trois récits d’actes puissants qui identifient Jésus aux prophètes de l’ancien testament. Il s’agit de la guérison du lépreux, de la résurrection du fils de la veuve et de la multiplication des pains. Les témoins de ces actes miraculeux étaient sans doute unanimes à penser la même chose : « Un grand prophète a paru parmi nous et Dieu a visité son peuple »  Luc 7.16.
Jésus n’a pas changé, son pouvoir de guérison et la puissance de ses miracles non plus.

1)   Seule la main puissante de Jésus est capable de nous purifier (5.12-15)

L’Esprit de Dieu a certainement conduit Jésus à purifier le lépreux qui demandait son intervention. La puissance de cet acte dans la manifestation du ministère prophétique de Christ se situe à trois niveaux :

a-   face aux cas les plus désespérés (12)
« Un homme couvert de lèpre » la maladie était certainement à sa phase finale selon cette expression médicale employée par Luc. On remarque aussi que l’homme ne dit pas à Jésus de le guérir mais plutôt de le purifier. En effet, la lèpre était une souillure pour le malade qui se tenait dans l’isolement. Jésus va pourtant le toucher et le guérir. Le fait de toucher renvoie souvent comme ici au moyen de transmettre une bénédiction, divine ou d’accomplir une guérison (Luc 18.156 ; 22.51). Il n’y a donc pas de cas désespéré pour Jésus. Quel que soit le stade auquel nous sommes parvenus avec notre souillure ou notre maladie, Jésus est prêt à nous purifier et nous guérir par sa main de compassion.

b-   Jésus guérit instantanément (13)
« Aussitôt la lèpre le quitta ». Il était rare  à l’époque qu’un lépreux soit guéri. L’ancien testament rapporte l’histoire de deux personnes atteintes de la lèpre : Marie (Nomb.12) et Naaman (2 Rois5). La guérison du dernier fut le résultat du ministère prophétique du prophète Elisée. La guérison que Jésus donne est une réalité toujours actuelle. La puissance de ces actes ne saurait nous faire attendre  indéfiniment la guérison dont nous avons besoin.

c-   guéri par la puissance de Christ
L’homme n’est pas guéri ni sauvé par l’observance de la loi ; il n’a pu l’être que par la puissance de Christ. Quand les moyens médicaux et humains de ta guérison ont échoué vient à la source de la puissance de Christ. Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement.
 Jésus tenait à ce que le lépreux guéri soit un témoignage auprès du sacrificateur seul habileté à attester la guérison. Quand Jésus nous guéri ne craignons pas quand c’est nécessaire d’aller devant les spécialistes en la matière pour attester la guérison.
Ce n’est pas faire preuve d’un manque de foi, mais plutôt de témoigner de la grandeur de notre Seigneur.

2) Les morts ressuscitent par la puissance de Christ (7.11-17)
La foule  reconnaît à travers la résurrection du fils de la veuve que Jésus est un prophète, semblable à Elie et Elisée qui avaient eux aussi ressuscité des morts
(1 Rois 17. 17-24 ; 2Rois4.18-37).

   a- Jésus est le vainqueur de la mort
Jésus a envoyé les disciples vers Jean-Baptiste en disant : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu… les morts ressuscitent » Luc 7.22.
En effet, il ressuscite en plus du fils de la veuve, la fille de Jaïrus  (Luc 8.40-56). Ainsi que son ami Lazare (Jn 11). Nous  devons être rassurés que Jésus a encore aujourd’hui le pouvoir de la vie et de la résurrection. C’est lui l’auteur de la vie (Actes3.15 ; Jn.14.6 ; 11.25).

b-Dieu continue d’intervenir parmi son peuple
Le résultat de ce miracle pour les témoins est évident : Jésus est un grand prophète parmi son peuple, ce qui signifie que Dieu continue d’intervenir pour les affligés. La manifestation du ministère prophétique est un appel à la foi au Dieu d’Israël qui seul règne sur la mort. Jésus n’a pas changé et il continue d’intervenir parmi les hommes dans le besoin. Jésus a répondu à ceux qui voulaient limiter son pouvoir d’action dans le temps : « jusqu’à cette heure, mon Père ne cesse d’agir, c’est pourquoi moi aussi j’agis » (Jean 5.17).

3) Le miracle de la multiplication de pains (9.10-19)
Ce miracle rappelle les actes puissants du prophète Moïse sous la conduite de qui le peuple fut nourrit de la manne dans le désert, ainsi que le prophète Elisée par qui l’huile de la veuve fut multipliée (2Rois4). Quelle est la signification de cet acte prophétique ?

·       nous avons un Dieu d’abondance ;
·       le seigneur multiplie le peu que nous mettons dans ses mains ;
·       Jésus est le pain de vie, cad la source de notre provision spirituelle, matérielle et financière (Jn 6.35).

Il ne faisait aucun doute pour  les témoins de ce miracle que Jésus était  le prophète qui devait venir : « Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde ». (Jn6.14).
Les œuvres puissantes de Jésus ont été démontrées dans bien d’autres miracles. Ils servent ainsi à légitimer le ministère prophétique de l’oint de l’Eternel.
En conclusion, le Chrétien peut faire confiance à Jésus dans tous ses besoins, car il a donné suffisamment de preuves à travers ses actes puissants qu’il est non seulement le plus grand prophète mais aussi le Seigneur de toutes nos impossibilités.

III- JESUS EST LE MEME DANS LA PUISSANCE DE SA PAROLE

Jésus fut aussi un prophète puissant en paroles comme l’indique plusieurs de ces oracles de jugements (Luc 11.37-54 ; 13.1-5 ; 19.45-48).
Il s’identifie ainsi aux prophètes de l’Ancien Testament connus pour leurs oracles d’avertissement et de jugement contre le péché (Jér.3/6-18). L’analyse des oracles de Jésus renferme les caractéristiques prophétiques suivantes :

1)   Des paroles sans complaisance contre l’hypocrisie religieuse (v.39)

Jésus ne ménage personne. Il n’est pas intimidé par la position sociale ou hiérarchique de ses auditeurs. En Luc 11.45, il dénonce l’hypocrisie religieuse des chefs religieux qu’il qualifie de lavement extérieur de la coupe. La coupe et le plat sont l’image et l’état moral des auditeurs de ses auditeurs. Jésus dénonce l’hypocrisie des chefs religieux qui veulent obliger les autres observer toutes sortes de rites mais n’ont pas eux-mêmes l’intention de pratiquer ce qu’ils prêchent (Math.23.2-4). 

2) Des paroles véhémentes contre le formalisme religieux des pharisiens (v.42)
Jésus proteste contre les règles formalistes de purification imposés au détriment de la loi d’amour. Il fustige le comportement indigne des chefs religieux qui consiste à rechercher des place d’honneur plutôt que l’honneur de Dieu car « quiconque s’élèvera sera abaissé et qui s’abaissera sera élevé »(Math.23.12) .


3) Des paroles fortes de condamnation

« Malheur à vous !» dit Jésus. Ces expressions bien connues des prophètes du passé sont plusieurs fois reprises ici par Jésus.
Jésus condamne l’apparence de super spiritualité des chefs releigieux.
C’est sans aucun doute le retentissement le plus parfait de la voix du plus grand prophète qu’Israël a connu de toute son histoire. En présence de Jésus le plus grand prophète, les juifs se rendaient coupables de meurtre par leur haine contre la vérité divine : « Malheur à vous ! Parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes que vos pères ont tuées » (Luc11.47-50). Ils témoignaient par là  que leurs soins pour les prophètes n’étaient qu’un acte d’hypocrisie.

4) Des paroles de vérités contre l’injustice des chefs v.46
Ce sont des paroles qui tranchent avec les propos habituels et ordinaires. Car les juifs du temps de Jésus avaient une interprétation raciste et xénophobe de leur religion. Ils avaient le sentiment que leur religion les rendait supérieurs aux non juifs. Ils regardaient avec un certain mépris les autres groupes religieux. Au cours de sa prédication à Nazareth Jésus a couvert de confusion ces racistes religieux injustes en citant des exemples significatifs de l’A.T pour leur dire que Dieu se soucie autant des autres races qu’eux. L’exemple du prophète Elie envoyé au secours d’une pauvre veuve de la région non juive de Sidon pendant une période de famine. Ensuite Elisée le prophète que vers qui Naaman  un païen s’était rendu pour être guéri de sa lèpre. Jésus dont l’intention n’étaient pas surtout de plaire à son auditoire ajouta cette remarque : « Il y avait…beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète  Elisée ; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, si ce n’est Naaman le Syrien ». Ainsi donc Dieu aime autant le libanais, le syrien, le sénégalais, le burkinabé et l’Ivoirien.

5) Des paroles qui éveillent la conscience « des paroles choquantes »

A travers la puissance des paroles de Jésus, la force de dénonciation et le courage qui caractérisent ces propos, il ne fait aucun doute qu’il s’identifie parfaitement aux prophètes de l’Ancien Testament.
En cela Jésus a exercé un ministère prophétique qui se distingue des prétendus  prophètes aujourd’hui.
Tous ceux qui s’élèvent contre l’injustice sociale ne sont pas forcement prophètes. Parce que les prophètes de l’ancien testament se sont souvent dressés contre les abus sociaux et politiques, et contre le cléricalisme et la hiérarchique de leur temps. l Une idée fausse a surgi selon laquelle tout contestataire ou militant pour la justice sociale est un prophète, et que la prophétie consiste principalement à dénoncer les maux de la société humaine.
Or ce n’est pas ce qu’un homme dit dans le domaine naturel qui fait de lui un prophète. C’est le fait qu’il soit poussé par l’Esprit de Dieu à prononcer les paroles que Dieu lui donne. Le vrai prophète n’aura nul besoin de s’autoproclamer ; on  le reconnaîtra à son ministère.
C’est seul le Saint-Esprit qui confère aux paroles prophétiques sa puissance. Dans ce sens que les paroles inspirées de l’Esprit convainc le cœur humain de vérité, de justice et de jugement. Les pensées les plus secrètes sont mises à nu et donc plus rien à dire ni à ajouter.
Jésus le plus grand des prophètes a parlé ; il a dénoncé le péché tapis dans le cœur des chefs religieux ; ils n’ont rien eu à répondre. La puissance des paroles du prophète les a réduits au silence. Ils cherchaient plutôt à éviter le sujet en dressant des pièges pour surprendre quelques paroles sorties de la bouche de Jésus (54).
Mais ils n’en trouvèrent point car c’est un prophète puissant non seulement en œuvre mais aussi en paroles. Luc24.39.
Les avertissements de Jésus étaient aussi sérieux et solennels que ceux des prophètes de l’Ancien Testament (Luc13.1-5).
« Non je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également » dit Jésus (v.3/5). La portée prophétique de ses paroles était telle que ceux qui l’écoutaient avait un seul choix à faire : La  repentance ou la mort.
Les paroles du prophète sont aussi sans concession pour ceux qui méprisent les autres et les choses de Dieu.
La puissance des paroles de Jésus provoqua l’opposition des uns mais l’admiration des autres (Luc19/47-48).

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Pasteur Jean-Marie TIACOH