I/ LE SAINT-ESPRIT SELON LA PENSEE
PAULINIENNE OU LA PERSONNALITÉ DU SAINT-ESPRIT
A/UNE PERSONNE RÉELLE ET DISTINCTE
Parler
de personnalité c’est parler de la spécificité, l’individualité d’une personne
morale.
Ainsi,
l’Esprit possède une faculté volitive, émotive et cognitive.
D’autre
part ; l’Esprit Saint est appelé un autre consolateur par jésus (Jean
14 :16).
Un
autre consolateur (défenseur, aide, avocat) parce qu’il serait d’une manière
invisible pour les disciples ce que Christ avait été pour eux visiblement.
Le
mot autre distingue le Saint-Esprit de Jésus, tout en les mettant sur le même
pied. Le Saint Esprit est donc une personne divine distincte du père et du fils
(2 Corinthiens13 :13)
Actes
15 : 28 est une illustration de la personnalité reconnue à l’Esprit Saint.
Les disciples de l’église primitive expriment la relation réelle et étroite qui
les unit au Saint-Esprit en tant que personne distincte.
La
réalité du Saint-Esprit comme une vraie personne est montrée dans la Bible.
Jésus est certes la personne centrale de la Bible, mais le Saint-Esprit en est
la personne réelle et discrète dont le but est de glorifier notre Seigneur
Jésus-Christ. Nous ne devons donc pas ignorer et négliger le S.E. La Bible, de
façon explicite et implicite prouve la réalité du S.E en tant qu’une vraie
personne.
1-
Le Saint Esprit
possède les traits caractéristiques d’une personne
-
Rom
8.27 : Le S.E a une intelligence (faculté cognitive)
-
1
Cor 12.11 : il a sa propre volonté (faculté volitive)
-
1
Cor 2.11 : il possède la capacité de connaitre (faculté cognitive)
-
Rom
15.30 : il possède des sentiments, des émotions (faculté émotive)
-
Eph
4.30 : il peut même être attristé comme une personne (faculté émotive)
2-
L’Esprit agit
comme une personne
Il
parle (Actes 8.29), ordonne (Actes 11.12), choisit, envoie, met à part (Actes
13.2-3), il empêche (Actes 16.6-7), il
parle à l’église (Apocalypse 2.7-11), il invite (Apocalypse 22.17)
C’est
seulement lorsque nous reconnaissons que le S.E est une personne que nous
pouvons le respecter et entrer dans une relation personnelle avec lui. Ainsi,
nous ne cherchons pas à le manipuler comme une force ou une influence.
Le
Saint-Esprit est donc digne de notre confiance et nous devons dépendre de lui.
Les pratiques bizarres que nous voyons aujourd’hui sont du au fait que les gens
considèrent le Saint-Esprit comme une puissance, une influence qu’ils peuvent
manipuler. Ainsi le Saint-Esprit se vend dans des bouteilles dans certaines
communautés.
Si
pour nous le Saint-Esprit est une influence, une force vague ou une simple présence,
notre préoccupation sera toujours de savoir comment posséder de sa puissance.
Mais si le Saint-Esprit est pour nous une vraie personne, notre souci sera
toujours de lui donner le meilleur de nous même, et de nous abandonner entièrement
entre ses mains.
B/LE SAINT-ESPRIT EST DIEU
La
déité du S.E repose sur des preuves irréfutables relatives aux caractéristiques
de la nature divine des deux autres personnes de la Sainte trinité. Ces
caractéristiques sont de plusieurs ordres :
Les
attributs divins du Saint-Esprit
Les
noms composés du Saint-Esprit
Les
valeurs divines relatives aux symboles attribués au Saint-Esprit
1/ Les attributs divins du Saint-Esprit
Trois
ordres à considérer :
Les
attributs inférieurs (propre à Dieu lui-même)
Les
attributs actifs (ce que Dieu est par rapport au cosmos)
Les
attributs moraux ou communicables (par rapport à ses créatures morales et à ce
qu’il peut leur communiquer)
2/Les valeurs divines relatives aux
symboles du Saint-Esprit
Dieu
est pur esprit, le S.E aussi l’est Jean 4.24 ; Actes 5.3-4 ; 2
Corinthiens 3.17
Dieu
est infini, l’Esprit est aussi infini.
Dieu
est éternel, le Saint Esprit est aussi éternel Ex 17.27 ; Hébreux
3.7-11 ; Hébreux 9.12 ; Es 11.12 ; Jérémie 31.31-34 ;
Hébreux 10.15-17
Dieu
est un en trois personnes divines, 2 Cor 13.13 ; Apocalypse 1.4-5 ;
Matthieu 28.19 ; Genèse 1.1 (Elohim)
Le
Dieu un indivisible es révèle en Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le
Saint-Esprit.
C/LE SAINT-ESPRIT EST ACTIF
Les
hommes et les femmes dans la Bible sur lesquels le S.E était descendu ont su
qu’il était là ; ils n’ont pas eu besoin de se poser des questions au
sujet de sa présence.
Dans
l’histoire d’Israël, l’action dynamique de l’Esprit suscita deux sortes de
serviteurs.
Premièrement
des ouvriers pour Dieu, hommes et femmes d’action, organisateurs, exécutants.
Deuxièmement,
des orateurs pour Dieu, prophètes, prophétesses et docteurs.
Ces
hommes et femmes ont su que le S.E était sur eux.
Il
en était de même dans le nouveau Testament. Les croyants de le Bible étaient
reconnaissants pour la présence du S.E en eux.
Il
est important de noter que plusieurs religions offrent plus ou moins un plan de
salut, mais elle n’offre pas le S.E.
Le
S.E comme troisième personne de la trinité, distingue le christianisme des
autres religions.
II/ L’IMPACT DU SAINT-ESPRIT DANS LA VIE
DU CROYANT
Le
croyant est scellé par l’Esprit (Ephésiens 1 v 13). Il est donc la propriété de
Dieu.
L’Esprit
est pour le croyant le gage de son héritage (Ephésiens 1 v 14), la garantie que
Christ n’est pas mort en vain.
L’Esprit
ouvre au croyant l’accès au près du père (Ephésiens 2 v 18).
L’Esprit
fortifie le croyant (Ephésiens 3 v 16). C’est pourquoi le croyant doit être
rempli du Saint-Esprit (Ephésiens 5 v 18) et refuser de l’attrister (Ephésiens
4 v 30).
Le
croyant doit aussi prier par l’Esprit (Ephésiens 6 v 18).
III/ QUELLE EST LA PLACE DU SAINT-ESPRIT
DANS L’AFFIRMATION DE LA NATURE DE L’EGLISE ?
Dans
les quatre images que Paul utilise pour montrer la vraie nature de l’Eglise, ce
qu’elle doit être, le Saint-Esprit joue un rôle essentiel.
A/L’EGLIE EN TANT QUE CORPS
L’Eglise
en tant que corps est remplie dans chacun de ses membres par le Saint-Esprit.
(Ephésiens
1 v 22-23 ; 4 v 12-16 ; 5 v 30)
Chaque
chrétien est un membre de ce corps. L’union des chrétiens entre nous est une
union vivante semblable à celle qui unit les membres du corps humain.
Tous
les membres n’ont pas la même importance, mais chaque membre est utile à tout.
Le
même souffle de vie, le Saint-Esprit rempli chaque partie du corps.
Sans
l’Esprit le corps est mort et desséché( Ezéchiel 37).
La
nature de l’Eglise en tant que corps (notion de diversité dans la
complémentarité) ne peut être davantage que par la vie de l’Esprit qui sonde
chaque membre.
B/
L’EGLISE EN TANT QUE TEMPLE
(Ephésiens
2 v 19-22)
La
pierre angulaire, c’est Christ.
Les
pierres de l’édifice ce sont les chrétiens.
Nous
sommes comme des pierres taillées entre les mains de Dieu et il nous place là
ou il faut.
Chacun
est à sa place. Et celui qui habite le temple c’est Dieu par son Esprit.
Là
encore l’Esprit de Dieu est donc indispensable à l’Eglise en tant que temple.
Soyons
sensible à cette présence.
Ayons
soif de sa présence.
C/
L’ EGLISE EN TANT QU’ EPOUSE
L’époux
c’est Jésus-Christ. L’époux aime l’épouse. Il l’a nourrit et en prend soin.
L’époux
veut une épouse sainte et irrépréhensible.
C'est-à-dire
belle et à lui seul.
Christ
donne donc à son Eglise en qu’épouse tout son amour. Or cet amour est déversé
dans nos cœurs par les arrhes de
l’Esprit (Romains 5 v 5).
L’Esprit
est appelé Esprit d’amour. C’est par l’Esprit que nous comprenons que Dieu nous
aimes même quand nous passons par des difficultés.
Au
regard des difficultés de plus en plus nombreuses et difficiles que connaît
l’Eglise avec des maladies compliquées, les morts fréquentes, nous avions
besoin de son Esprit pour comprendre la dimension de son amour inaltérable pour
nous.
D/
L’EGLISE EN TANT QU’ARMEE
(Ephésiens
6 v 10-17)
Christ
est le chef et les chrétiens sont les soldats. Nous avons en face un ennemi
redoutable, Satan et son armée. D’où la nécessité du combat spirituel (Esaie 59
v 19).
Beaucoup
ont abandonné le combat. D’autres la prenne à la légère, d’autre la néglige
(Josué 5 v 13-14).
Alors
que le désir de Christ est de communiquer sa force par son Esprit. Si nous
voulons quitter la défensive pour passer à l’offensive, la plénitude de
l’Esprit est indispensable.
IV/
LES SYMBOLES DU SAINT-ESPRIT
1.
L’eau (source de
vie)
Le
S.E est la fontaine d’eau vive qui désaltère les cœurs assoiffés et qui coule
dans leur sein jusque dans la vie éternelle. Jn 7.38-39 ; Ex 17.6 ;
Ez 36.25-27 ; Ez 47.1 ; Jn 3.5 ; 4.14
2.
Le Feu (source
d’énergie et de chaleur)
Il
sert à purifier et à bruler ce qui est indésirable, il représente le S.E dans
sa dimension purificatrice, de lumière qui éclaire et de puissance active et
motrice. Es 4.4, Mt 3.11, Luc 3.16. On parle des flammes du S.E (Actes 2)
3.
L’Huile (source
de rafraichissement et de guérison)
Dans
sa nature douce, gracieuse, de fertilité de beauté adoucissante et guérissante.
Il est aussi source de lumière et de lubrification. C’est l’un des symboles de
l’onction du S.E. Lc 4.18, Es 27.10, Zch 4.2-4, Ps 45.8, Ex 25.6, Héb 1.9, 2
Cor 1.21
4.
Le Vent (source
de force et de puissance)
Gen
2.7, Job 32.8, Ez 37.9, Jn 20.22
Il
symbolise le S.E dans son attribut de communicateur de vie par son souffle.
On parle de souffle de vie, de
régénération. Actes 2.2 ; Jn 3.8. Le vent symbolise encore le S.E dans sa
dynamique d’impétuosité à laquelle aucune force ne peut résister.
5.
Le Sceau (marque
d’appartenance et de propriété)
Il
symbolise le S.E dans son œuvre rédemptrice, l’empreinte divine sur la vie du
croyant comme propriété de Dieu (l’assurance du salut). Eph 1.13 ;
4.30 ; 2 Cor 1.22 ; Jér 32.9-10
6.
Le Vin (source
de joie et de bonheur)
Il
symbolise la joie et la guérison qu’il apporte au cœur du croyant. Il symbolise
aussi la prospérité et l’abondance que le croyant reçoit de Dieu à travers une
communication avec le S.E. Mat 2.15 ; Eph 5.18 ; Actes 2.15 ;
Luc 10.34
7.
La Colombe
Symbole
de la forme corporelle empreinte par le S.E au baptême de Jésus dans le
Jourdain. Elle présente la dimension émotive du S.E relative à sa douceur, sa
tendresse forte, son amour, sa grâce, sa consolation, son innocence, son
innocence, sa sensibilité.
8.
Les Arrhes
Exprime
un gage, un avant goût ; c’est un terme commercial et économique. C’est un
signe de notre appartenance à Dieu et à son Esprit. Ce que le S.E fait
aujourd’hui est un avant goût de ce que nous verrons au ciel. Eph01.13,
14,16 ; 2 Cor 1.22
9.
La nuée ou la
colonne de feu
Symbolise
le S.E dans son mouvement de direction divine qu’il donne au croyant. Ex 13.21,
22, Nb 9.15-23. C’est aussi le symbole de la présence du S.E sur et parmi le
peuple de Dieu même.

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