mardi 27 novembre 2012

SOYEZ, AU CONTRAIRE, REMPLIS DE L’ESPRIT: premiere partie

I/ LE SAINT-ESPRIT SELON LA PENSEE PAULINIENNE OU LA PERSONNALITÉ DU SAINT-ESPRIT

A/UNE PERSONNE RÉELLE ET DISTINCTE
 
Parler de personnalité c’est parler de la spécificité, l’individualité d’une personne morale.

Ainsi, l’Esprit possède une faculté volitive, émotive et cognitive.
D’autre part ; l’Esprit Saint est appelé un autre consolateur par jésus (Jean 14 :16).
Un autre consolateur (défenseur, aide, avocat) parce qu’il serait d’une manière invisible pour les disciples ce que Christ avait été pour eux visiblement.

Le mot autre distingue le Saint-Esprit de Jésus, tout en les mettant sur le même pied. Le Saint Esprit est donc une personne divine distincte du père et du fils (2 Corinthiens13 :13)

Actes 15 : 28 est une illustration de la personnalité reconnue à l’Esprit Saint. Les disciples de l’église primitive expriment la relation réelle et étroite qui les unit au Saint-Esprit en tant que personne distincte.

La réalité du Saint-Esprit comme une vraie personne est montrée dans la Bible. Jésus est certes la personne centrale de la Bible, mais le Saint-Esprit en est la personne réelle et discrète dont le but est de glorifier notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ne devons donc pas ignorer et négliger le S.E. La Bible, de façon explicite et implicite prouve la réalité du S.E en tant qu’une vraie personne.

1-    Le Saint Esprit possède les traits caractéristiques d’une personne
-        Rom 8.27 : Le S.E a une intelligence (faculté cognitive)
-        1 Cor 12.11 : il a sa propre volonté (faculté volitive)
-        1 Cor 2.11 : il possède la capacité de connaitre (faculté cognitive)
-        Rom 15.30 : il possède des sentiments, des émotions (faculté émotive)
-        Eph 4.30 : il peut même être attristé comme une personne (faculté émotive)

2-    L’Esprit agit comme une personne
Il parle (Actes 8.29), ordonne (Actes 11.12), choisit, envoie, met à part (Actes 13.2-3), il empêche  (Actes 16.6-7), il parle à l’église (Apocalypse 2.7-11), il invite (Apocalypse 22.17)
C’est seulement lorsque nous reconnaissons que le S.E est une personne que nous pouvons le respecter et entrer dans une relation personnelle avec lui. Ainsi, nous ne cherchons pas à le manipuler comme une force ou une influence.
Le Saint-Esprit est donc digne de notre confiance et nous devons dépendre de lui. Les pratiques bizarres que nous voyons aujourd’hui sont du au fait que les gens considèrent le Saint-Esprit comme une puissance, une influence qu’ils peuvent manipuler. Ainsi le Saint-Esprit se vend dans des bouteilles dans certaines communautés.

Si pour nous le Saint-Esprit est une influence, une force vague ou une simple présence, notre préoccupation sera toujours de savoir comment posséder de sa puissance. Mais si le Saint-Esprit est pour nous une vraie personne, notre souci sera toujours de lui donner le meilleur de nous même, et de nous abandonner entièrement entre ses mains.

B/LE SAINT-ESPRIT EST DIEU

La déité du S.E repose sur des preuves irréfutables relatives aux caractéristiques de la nature divine des deux autres personnes de la Sainte trinité. Ces caractéristiques sont de plusieurs ordres :
Les attributs divins du Saint-Esprit
Les noms composés du Saint-Esprit
Les valeurs divines relatives aux symboles attribués au Saint-Esprit

1/ Les attributs divins du Saint-Esprit
Trois ordres à considérer :
Les attributs inférieurs (propre à Dieu lui-même)
Les attributs actifs (ce que Dieu est par rapport au cosmos)
Les attributs moraux ou communicables (par rapport à ses créatures morales et à ce qu’il peut leur communiquer)

2/Les valeurs divines relatives aux symboles du Saint-Esprit
Dieu est pur esprit, le S.E aussi l’est Jean 4.24 ; Actes 5.3-4 ; 2 Corinthiens 3.17
Dieu est infini, l’Esprit est aussi infini.
Dieu est éternel, le Saint Esprit est aussi éternel Ex 17.27 ; Hébreux 3.7-11 ; Hébreux 9.12 ; Es 11.12 ; Jérémie 31.31-34 ; Hébreux 10.15-17
Dieu est un en trois personnes divines, 2 Cor 13.13 ; Apocalypse 1.4-5 ; Matthieu 28.19 ; Genèse 1.1 (Elohim)
Le Dieu un indivisible es révèle en Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit.


C/LE SAINT-ESPRIT EST ACTIF

Les hommes et les femmes dans la Bible sur lesquels le S.E était descendu ont su qu’il était là ; ils n’ont pas eu besoin de se poser des questions au sujet de sa présence.
Dans l’histoire d’Israël, l’action dynamique de l’Esprit suscita deux sortes de serviteurs.

Premièrement des ouvriers pour Dieu, hommes et femmes d’action, organisateurs, exécutants.

Deuxièmement, des orateurs pour Dieu, prophètes, prophétesses et docteurs.

Ces hommes et femmes ont su que le S.E était sur eux.
Il en était de même dans le nouveau Testament. Les croyants de le Bible étaient reconnaissants pour la présence du S.E en eux.
Il est important de noter que plusieurs religions offrent plus ou moins un plan de salut, mais elle n’offre pas le S.E.

Le S.E comme troisième personne de la trinité, distingue le christianisme des autres religions.


II/ L’IMPACT DU SAINT-ESPRIT DANS LA VIE DU CROYANT
Le croyant est scellé par l’Esprit (Ephésiens 1 v 13). Il est donc la propriété de Dieu.

L’Esprit est pour le croyant le gage de son héritage (Ephésiens 1 v 14), la garantie que Christ n’est pas mort en vain.

L’Esprit ouvre au croyant l’accès au près du père (Ephésiens 2 v 18).
L’Esprit fortifie le croyant (Ephésiens 3 v 16). C’est pourquoi le croyant doit être rempli du Saint-Esprit (Ephésiens 5 v 18) et refuser de l’attrister (Ephésiens 4 v 30).
Le croyant doit aussi prier par l’Esprit (Ephésiens 6 v 18).


III/ QUELLE EST LA PLACE DU SAINT-ESPRIT DANS L’AFFIRMATION DE LA NATURE DE L’EGLISE ?

Dans les quatre images que Paul utilise pour montrer la vraie nature de l’Eglise, ce qu’elle doit être, le Saint-Esprit joue un rôle essentiel.

A/L’EGLIE EN TANT QUE CORPS

L’Eglise en tant que corps est remplie dans chacun de ses membres par le Saint-Esprit.
(Ephésiens 1 v 22-23 ; 4 v 12-16 ; 5 v 30)
Chaque chrétien est un membre de ce corps. L’union des chrétiens entre nous est une union vivante semblable à celle qui unit les membres du corps humain.
Tous les membres n’ont pas la même importance, mais chaque membre est utile à tout.

Le même souffle de vie, le Saint-Esprit rempli chaque partie du corps.
Sans l’Esprit le corps est mort et desséché( Ezéchiel 37).
La nature de l’Eglise en tant que corps (notion de diversité dans la complémentarité) ne peut être davantage que par la vie de l’Esprit qui sonde chaque membre.

B/ L’EGLISE EN TANT QUE TEMPLE

(Ephésiens 2 v 19-22)
La pierre angulaire, c’est Christ.
Les pierres de l’édifice ce sont les chrétiens.
Nous sommes comme des pierres taillées entre les mains de Dieu et il nous place là ou il faut.
Chacun est à sa place. Et celui qui habite le temple c’est Dieu par son Esprit.

Là encore l’Esprit de Dieu est donc indispensable à l’Eglise en tant que temple.
Soyons sensible à cette présence.
Ayons soif de sa présence.

C/ L’ EGLISE EN TANT QU’ EPOUSE

L’époux c’est Jésus-Christ. L’époux aime l’épouse. Il l’a nourrit et en prend soin.
L’époux veut une épouse sainte et irrépréhensible.
C'est-à-dire belle et à lui seul.
Christ donne donc à son Eglise en qu’épouse tout son amour. Or cet amour est déversé dans nos cœurs par les arrhes  de l’Esprit (Romains 5 v 5).

L’Esprit est appelé Esprit d’amour. C’est par l’Esprit que nous comprenons que Dieu nous aimes même quand nous passons par des difficultés.
Au regard des difficultés de plus en plus nombreuses et difficiles que connaît l’Eglise avec des maladies compliquées, les morts fréquentes, nous avions besoin de son Esprit pour comprendre la dimension de son amour inaltérable pour nous.

D/ L’EGLISE EN TANT QU’ARMEE

(Ephésiens 6 v 10-17)
Christ est le chef et les chrétiens sont les soldats. Nous avons en face un ennemi redoutable, Satan et son armée. D’où la nécessité du combat spirituel (Esaie 59 v 19).

Beaucoup ont abandonné le combat. D’autres la prenne à la légère, d’autre la néglige (Josué 5 v 13-14).
Alors que le désir de Christ est de communiquer sa force par son Esprit. Si nous voulons quitter la défensive pour passer à l’offensive, la plénitude de l’Esprit est indispensable.


IV/ LES SYMBOLES DU SAINT-ESPRIT

1.     L’eau (source de vie)
Le S.E est la fontaine d’eau vive qui désaltère les cœurs assoiffés et qui coule dans leur sein jusque dans la vie éternelle. Jn 7.38-39 ; Ex 17.6 ; Ez 36.25-27 ; Ez 47.1 ; Jn 3.5 ; 4.14

2.     Le Feu (source d’énergie et de chaleur)
Il sert à purifier et à bruler ce qui est indésirable, il représente le S.E dans sa dimension purificatrice, de lumière qui éclaire et de puissance active et motrice. Es 4.4, Mt 3.11, Luc 3.16. On parle des flammes du S.E (Actes 2)

3.     L’Huile (source de rafraichissement et de guérison)
Dans sa nature douce, gracieuse, de fertilité de beauté adoucissante et guérissante. Il est aussi source de lumière et de lubrification. C’est l’un des symboles de l’onction du S.E. Lc 4.18, Es 27.10, Zch 4.2-4, Ps 45.8, Ex 25.6, Héb 1.9, 2 Cor 1.21

4.     Le Vent (source de force et de puissance)
Gen 2.7, Job 32.8, Ez 37.9, Jn 20.22
Il symbolise le S.E dans son attribut de communicateur de vie par son souffle. On  parle de souffle de vie, de régénération. Actes 2.2 ; Jn 3.8. Le vent symbolise encore le S.E dans sa dynamique d’impétuosité à laquelle aucune force ne peut résister.

5.     Le Sceau (marque d’appartenance et de propriété)
Il symbolise le S.E dans son œuvre rédemptrice, l’empreinte divine sur la vie du croyant comme propriété de Dieu (l’assurance du salut). Eph 1.13 ; 4.30 ; 2 Cor 1.22 ; Jér 32.9-10

6.     Le Vin (source de joie et de bonheur)
Il symbolise la joie et la guérison qu’il apporte au cœur du croyant. Il symbolise aussi la prospérité et l’abondance que le croyant reçoit de Dieu à travers une communication avec le S.E. Mat 2.15 ; Eph 5.18 ; Actes 2.15 ; Luc 10.34

7.     La Colombe
Symbole de la forme corporelle empreinte par le S.E au baptême de Jésus dans le Jourdain. Elle présente la dimension émotive du S.E relative à sa douceur, sa tendresse forte, son amour, sa grâce, sa consolation, son innocence, son innocence, sa sensibilité.

8.     Les Arrhes
Exprime un gage, un avant goût ; c’est un terme commercial et économique. C’est un signe de notre appartenance à Dieu et à son Esprit. Ce que le S.E fait aujourd’hui est un avant goût de ce que nous verrons au ciel. Eph01.13, 14,16 ; 2 Cor 1.22

9.     La nuée ou la colonne de feu
Symbolise le S.E dans son mouvement de direction divine qu’il donne au croyant. Ex 13.21, 22, Nb 9.15-23. C’est aussi le symbole de la présence du S.E sur et parmi le peuple de Dieu même.

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