vendredi 30 novembre 2012

JESUS CHRIST EST LE MEME PARTOUT, EN TOUT TEMPS ET DE LA MEME MANIERE: 1ere partie


INTRODUCTION
Qui est Jésus ?
Qui est-il  pour qu’il soit question de son immuabilité, du fait qu’il ne change pas ?
Jésus est le créateur.
Jésus n’est pas un être créé mais il partage la divinité de Dieu son Père, tout comme Isaac une figure du  messie, partageait l’humanité de son Père Abraham. Selon Les écritures, Christ existait de toute éternité et il se présente comme auteur de toute la création (Jn1.1-3 ; Col1.16-17 ; Héb.1.2-4).
Dès lors, il est impossible  que Christ soit inférieur à Dieu. En effet, il n’a pas joué un rôle inférieur à Dieu dans la création pour simplement satisfaire la gloire d’un Maître plus élevé ou pour honorer un Dieu supérieur à lui ; Jésus-Christ a plutôt créé toutes choses par lui-même et pour lui même.
Jésus-Christ est donc Dieu.
Son œuvre de salut et de rédemption dans le Nouveau Testament atteste de sa divinité.
La preuve de sa divinité réside aussi dans le fait que Christ est le Juge des vivants et des morts selon les écritures (Jean5.22 ; Actes 17.31).
La délicatesse de cette tâche ne peut être dévolue à personne d’autre sinon qu’à Dieu lui-même, seul doué de sagesse et de connaissance infaillible à tout jugement impartial et dénué  de toute erreur.
Jésus-Christ est le Dieu créateur. C’est pourquoi il mérite l’honneur que l’humanité doit lui rendre au même titre qu’a Dieu, le Père (Jn5.23) à savoir connaître christ, croire en lui, le prier et l’adorer.
On peut l’affirmer sans se tromper que Jésus n’est ni un imposteur, ni un fou comme l’affirment certains, mais il est Dieu.
Certes, il fut ainsi un homme doté d’une parfaite humanité mais cette humanité fut entièrement dépendante à tout égard du Saint-Esprit.
Au cours de son ministère terrestre, Jésus utilisa pour accomplir son œuvre deux grands moyens qui attirèrent l’attention et suscitèrent l’enthousiasme :
- les miracles et  la prédication. Ces miracles et ses prédications font la différence.
Les miracles de Jésus étaient la manifestation extérieure de la plénitude divine qui habitait en Lui. Dieu  était en Lui et sa nature humaine avait reçu le Saint-Esprit sans mesure. La bible dit que « c’est en lui seul - et en son corps - que réside réellement et d’une manière permanente toute la plénitude de la divinité » (Col.2.9 P.V). Jésus-Christ était Lui-même le Grand Miracle, celui dont découlaient tous les autres qui n’en étaient que d’infimes conséquences. Ses miracles étaient non seulement les symboles de son œuvre de salut spirituel, mais étaient également une partie naturelle et essentielle de son œuvre messianique. Jésus Christ est le Dieu des miracles.
Par ailleurs, ces prédications étaient caractérisées par un ton d’autorité, de hardiesse, de puissance mettant à nu les pensés des cœurs et les sentiments cachés. Ses paroles comme ses miracles étaient une expression de ce qu’il est dans sa nature de sa personne, et dans chacune d’elle, il y avait quelque chose de la grandeur de son caractère.
Les apôtres ont vécu sous la plénitude de ce caractère et en rapportent la gloire et la puissance dans leurs écrits. C’est à juste titre donc que nous lisons dans l’épître aux Hébreux au chapitre 13.8 « Jésus-Christ est le même hier aujourd’hui et éternellement ».
Autrement dit, Jésus ne change pas. Le Saint-Esprit atteste par là que Jésus est égal à lui-même dans la nature de sa personne, dans la puissance de ses œuvres, et dans la force de sa Parole quelque soit le lieu, le temps et la circonstance.
Il ne fait donc aucun doute que pour nous Jésus-Christ est le même partout, en tout temps et de la même manière. Toutefois, nous nous interrogerons  pour savoir en quoi est-il-le même ? Et si tant est que Jésus est le même, il est le même quoi ou qui ? Quelles sont les preuves invariables de son immuabilité ?
Enfin quels effets son immuabilité a-t-il sur nous en tant que croyants ? Ou encore à quels résultats faut-il s’attendre dans la vie du chrétien et de l’Eglise ?
Notre plan se présente dans ses grandes lignes comme suit :
I-            Jésus est le même dans la nature de sa personne ;
II-          Jésus est le même dans la puissance de ses œuvres ;
III-        Jésus est le même dans la puissance de ses Paroles ;
IV-         Jésus est le même partout, en tout temps et de la même manière.

Nous considérerons tous ces points dans une perspective christologique et prophétique de la personne et de l’œuvre de Christ.

 I-JESUS EST LE MEME DANS LA NATURE DE SA PERSONNE

Les perfections morales de Christ ne laissent personne indifférent, son caractère invariable et équilibré était unique en ce qu’il ne se confessa point et ne  présenta point d’excuses pour quelques péché dans sa vie. Il n’eut point de conseiller et ne cherche point à se justifier un acte équivoque.
Les éléments de la beauté morale et spirituelle en lui sont incontestables au point que Christ à pu confondre ses adversaire en leur demandant : « Qui de vous me convaincra de péché » (Jean 8.46). Toute la personne de Christ pleine de charme ne laissait personne indifférent même les détracteurs de son temps. Des huissiers commis à son arrestation renoncèrent à leur mission et déclarèrent que « Jamais homme n’a parlé comme cet homme » Jean 7.46.
Jésus Christ était conscient de son existence antérieure. Son origine n’était pas liée à sa naissance, sa naissance non plus ne dépendait pas seulement  de sa généalogie. Sa nature provenait de son existence éternelle.
Dans sa préexistence, Christ s’identifie lui-même à Jéhovah de l’Ancien Testament quand celui-ci déclare « Avant qu’Abraham fut, je suis » (Jn 8 :57-58). Les Ecritures mentionnent également les richesses de Christ dans l’éternité : il était riche en amour, en harmonie par rapport à l’unité dans la Trinité. Il était aussi riche en ressources.
Par ailleurs il est clair qu’à l’époque de l’ancien Testament, Dieu est venu sous la forme d’un homme tandis qu’à l’incarnation il devient réellement homme. Aujourd’hui encore  il demeure « Jésus-Christ, homme » (1Tim2 :5).
Le mystère de sa naissance demeure, elle n’est Cependant pas un obstacle incontournable à la foi.
Dans le cas de cette naissance virginale de Jésus ; C’était par une action directe de Dieu qu’il fut préservé de la contamination de la nature pécheresse de Marie.
Par la suite la croissance et le développement de Jésus-Christ était ceux d’un enfant normal et non d’un prodige surdoué. Notre Seigneur se soumit aux lois de l’enfance commune à tous les hommes, en s’identifiant à nous à l’exception du péché.
Ainsi le corps et l’esprit se développèrent ensemble, et Christ manifesta une force virile et des facultés intellectuelles.
Son éducation par contre a été principalement sous l’influence de sa pieuse mère, et sans doute les écoles nommées « la Maison de Livre » selon la coutume Juive. A douze ans déjà, Jésus avait conscience qu’il était dans un sens unique le Fils de Dieu. Par les activités terrestres de Christ, par son baptême et sa tentation, il a été rendu semblable à la race humaine (Héb.2 :17).
Ainsi en considérant l’activité terrestre  de Jésus en tant que charpentier, il a été très proche de nous. Son baptême était un acte de soumission de la part de l’homme parfait qui était en harmonie avec le reste de sa vie. Ce baptême ne signifiait donc pas qu’il était pécheur mais qu’il s’identifiait au péché du monde et annonçait ainsi le début de son ministère messianique. Jésus confronté à un tentateur personnel en la personne du Diable fut tenté comme nous en toutes choses mais il ne pécha point. Il a triomphé de la tentation dans les domaines physique,  moral et spirituel.
Notre croyance en la déité  de Christ est fondée sur notre foi dans les Ecritures. Bien que la divinité appartienne à ce qui est céleste, à cause de théologiens libéraux elle a aussi été appliquée à l’homme alors que la déité n’a qu’une connotation propre et appartient exclusivement à la personne divine.
Jésus demandait un jour à ses disciples : « Que dit-on que je suis moi le fils de l’homme ? »(Math.16.13-17). Aucune réponse donnée ne pu apprécier à sa juste valeur sa personne. Alors le Seigneur demanda à ses disciples : « Et vous qui dites vous que je suis ? ». Question capitale pour eux car de leur réponse dépendait leur position comme disciples. Étaient-ils disciples d’un homme, fut-il le plus grand de la terre ou bien l’étaient-ils du Fils de Dieu, venu du Père ?
La réponse de Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » témoigne de trois vérités importantes :
La première : Jésus est Dieu. Et sa divinité ne souffre d’aucun doute dans le cœur des disciples. Qui est Jésus pour toi ? Ta position vis-à-vis de Dieu, ainsi que la qualité de ta foi dépend d’une réponse claire à cette question qui est posée à chacun de nous aujourd’hui.
La deuxième : c’est par la révélation de Dieu que la véritable nature de la personne de Jésus peut être connue. Ce n’est pas par des raisonnements, ni par la philosophie. Demande au Saint-Esprit de te donner la révélation divine.
La troisième : Ce que nous pensons de la personne de Jésus détermine ce que nous sommes en Christ, ce que nous possédons en lui et ce que nous pouvons faire par lui. Jésus est-il pour toi le même hier aujourd’hui et éternellement ?
En plus de la confession de Pierre en Mat.16 :16, il y a le crédo des Apôtres datant de 165 ap. J.C, le crédo de Nicée en 325 ap J.C. et la confession de Westminster qui témoignent de la déité de Christ. En outre, des incroyants et des infidèles ont même acclamé le caractère unique de Christ. Au nombre de ceux là, J.J. Rousseau, l’athée  immoral écrit : « Si la vie et la mort et Socrate étaient celle d’un Sage, la vie et la mort de Jésus étaient celle d’un Dieu ».

A-  LA DIVINITE DE CHRIST
Le témoignage des déclarations de Christ, de la propagation surnaturelle du Christianisme et de la puissance transformatrice de Christ confirment Sa divinité.
Cette divinité est affirmée dans trois passages du N.T : Jean 1.1618 ; Col.1.13-20 ; Hébreux 1. Dans chacun de ces trois passages est attesté un aspect de la divinité de Christ. Le premier nous montre en christ Dieu lumière et vie, le second le présente comme un Etre divin au dessus de toutes vaines conceptions de l’esprit humain, et le dernier affirme sa divinité en contraste avec la position et la nature des anges.  En effet, Jésus est le Fils de Dieu tandis que les anges sont des serviteurs, Jésus est Dieu Lui-même, l’objet d’adoration alors que les anges sont des adorateurs ; Jésus est le créateur tandis que les anges sont des créatures ; Jésus est le Souverain tandis que les anges sont les sujets soumis à son autorité.  
Concernant l’union des deux natures de Christ, nous sommes immédiatement confrontés au fait que cette union est mystérieuse. Cependant, une chose est certaine. Jésus est 100% Dieu et 100% homme. « S’il n’avait pas été homme, il n’aurait pas pu prendre part à nos souffrances, et s’il n’avait pas été Dieu, il n’aurait pas pu nous sauver ». Cette union est aussi véritable en ce sens que la divinité et l’humanité de Christ étaient distinctes et indépendantes, et chaque nature conservait ses attributs normaux. Le divin ne pénétrait pas dans l’humain, et l’humain n’était pas absorbé par le divin. Les deux natures étaient liées pour former une seule et même personne qui agissait avec une conscience et une volonté unique. Jésus n’était pas Dieu et homme, il était Dieu-homme.
L’union des deux natures est démontrable car pendant son ministère notre Seigneur parle uniformément comme une personne unique, il n’utilise jamais le pluriel pour parler de lui-même. Cette union est aussi nécessaire car dans l’union des deux natures, l’expression devient non seulement possible, mais d’une efficacité infinie. Sans cela, Christ n’aurait pu être un médiateur entre Dieu et l’homme. Enfin, cette union est éternelle, car il est clair que le Fils de Dieu assuma pour l’éternité l’humanité qu’il reçut à sa naissance. Son incarnation est donc à perpétuité, c’est-à-dire en ayant une forme corporelle comme celle de ses disciples après la résurrection.
En considérant le témoignage rendu à la nature sans péché de Christ nous pouvons mentionner le témoignage des Ecritures, celui de Christ lui-même et celui de ses amis et de ses ennemis. La transfiguration de Christ confirma Sa divinité et Sa prééminence en révélant une vision de sa gloire, de sa croix et son avènement. Jésus était le prophète parfait, et par son ministère prophétique il se révéla par son autorité comme étant lui-même La Parole.
Quant, à la forme de son enseignement, son contenu original, simple et authentique, tout était réuni pour convaincre ses amis et ses ennemis qu’Il était un « docteur venu de Dieu ».
En ce qui concerne l’humilité du Seigneur, l’auteur affirme qu’elle vient d’un autre monde, elle est « émanation et alliée de Son amour », et peut se voir très clairement dans son renoncement à la manifestation extérieure de Sa divinité.

B-  L’HUMANITE DE CHRIST
La perfection de la divinité de Jésus n’exclut, ni ne ternit la perfection de son humanité. Celui qui est infiniment supérieur aux anges, consentit pour un peu de temps, à s’abaisser au-dessous d’eux en vue du salut de la race humaine. C’est aussi ce que l’apôtre Paul exprime en Phillipiens 2/6-11. Homme, Christ l’est devenu, «  la Parole a été faite chair » Jean 1.14, mais pour le devenir, il fallait qu’il existât auparavant. Existant en forme de Dieu, c'est-à-dire possédant en Lui-même tout ce qui fait que Dieu est Dieu, l’essence et les perfections divines, Christ contrairement à Adam qui voulu être égal avec Dieu, s’est abaissé volontairement et pris la forme d’esclave. Notez toutefois que dans son abaissement il ne cessa jamais d’être Dieu. Mais dans son abaissement profond où il s’est placé, Dieu l’a souverainement élevé. Il lui a donné comme Homme la place suprême d’honneur et de gloire ; le nom qui est au dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus tout genoux fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre et que toute langue confesse qu’il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. Jésus n’est pas redevenu Dieu, mais, revêtu de l’humanité qu’il a prise et qu’il garde à jamais, le Fils éternel rentre avec une gloire nouvelle, dans la gloire divine qui n’avait jamais cessé d’être sienne (Jean 17.5).
En examinant l’œuvre de Christ, nous notons qu’en tant qu’homme, autrement dit dans sa chair, il a connu une intensité de souffrance. Ce qui révèle la pleine humanité de notre Seigneur Jésus-Christ.
En effet, à Gethsémané, Christ a souffert d’angoisse. Il y aura toujours un mystère dans l’agonie de Gethsémané, le mystère de l’Union hypostatique y est impliqué. Il n’y a pas de comparaison possible entre les souffrances de Jésus et celles des martyrs. En outre si Christ a été condamné par le procès religieux et celui des Romains « Pilate et Hérode ». C’est parce que « Christ prétendait être Fils de Dieu, Messie d’Israël et Roi. Il fut jugé illégalement et condamné injustement, mais la véritable question fut posée. Il mourut parce qu’il disait, devant les Juifs, être le Fils de Dieu et le Messie, et parce qu’il prétendait être Christ et Roi, devant Pilate. ». W. Robertson Nicoll.
Par ailleurs, le silence majestueux de Jésus face à ses accusateurs pendant le procès majestueux de Jésus face à ses accusateurs pendant les procès fut la marque de sa force d’âme. Cependant devant le Souverain Sacrificateur qui faisait valoir ses droits disait à Jésus : « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu » le Seigneur rompra le silence pour affirmer sa divinité ; Jésus répliqua « tu l’as dit ». Pendant les heures chargées de la fin de sa vie, les paroles de Jésus révélèrent pleinement la majesté de Sa vie divine.
Par l’œuvre expiatoire de Christ, Dieu a pris notre place à la croix n’est pas un compromis mais une substitution. En réponse à la parole de Pardon de christ à la Croix, le centenier responsable de l’exécution, avait confessé Sa foi dans Sa divinité.
Jésus prononce en Jean 19 :26 : « Femme, voilà ton Fils », marquant ainsi un terme à l’aspect humain  de son travail. A cela s’ajoute la parole d’Agonie qui est sortie des lèvres de Jésus-Christ en Jean 19 :28 « j’ai soif » comme une preuve de son humanité.
En effet, Dieu ne connaît par la soif. Jésus-Christ fait homme a eu soif, car il était Dieu « manifesté en chair » (1Tim3 :16). Tout en demeurant pleinement celui qu’il était avant l’incarnation, il a été rendu participant de notre humanité, de façon si réelle, qu’il a connu toutes les faiblesses physiques inhérentes au fait d’être homme, à l’exception de celles provoquées par le péché.
Par ailleurs l’humanité de Christ était réelle et non imaginaire, authentique et non contestable. Concernant les preuves de son humanité, il faut souligner le naturel et l’humanité de son aspect physique même après sa résurrection. A titre d’exemple quand Jésus apparut dans son corps glorifié, Marie de Magdala le prit d’abord pour le jardinier, tandis que pour les deux disciples d’Emmaüs le Christ ressuscité n’était qu’un compatriote. Jésus n’est pas seulement homme, il était un homme viril, la couronne et la gloire de l’humanité. Sa virilité apparaît dans son courage déterminé, ses déclarations intrépides, son endurance physique, son silence courageux, son austérité inflexible, sa maitrise de soi remarquable, ses dénonciations impitoyables et sa franchise inflexible.

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Pasteur Jean-Marie TIACOH

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