INTRODUCTION
Qui
est Jésus ?
Qui est-il pour qu’il soit question de son immuabilité,
du fait qu’il ne change pas ?
Jésus est le créateur.
Jésus n’est pas un être
créé mais il partage la divinité de Dieu son Père, tout comme Isaac une figure
du messie, partageait l’humanité de son Père
Abraham. Selon Les écritures, Christ existait de toute éternité et il se
présente comme auteur de toute la création (Jn1.1-3 ;
Col1.16-17 ; Héb.1.2-4).
Dès lors, il est
impossible que Christ soit inférieur à
Dieu. En effet, il n’a pas joué un rôle inférieur à Dieu dans la création pour
simplement satisfaire la gloire d’un Maître plus élevé ou pour honorer un Dieu
supérieur à lui ; Jésus-Christ a plutôt créé toutes choses par lui-même et
pour lui même.
Jésus-Christ est donc Dieu.
Son œuvre de salut et de
rédemption dans le Nouveau Testament atteste de sa divinité.
La preuve de sa divinité
réside aussi dans le fait que Christ est le Juge des vivants et des morts selon
les écritures (Jean5.22 ; Actes 17.31).
La délicatesse de cette
tâche ne peut être dévolue à personne d’autre sinon qu’à Dieu lui-même, seul
doué de sagesse et de connaissance infaillible à tout jugement impartial et
dénué de toute erreur.
Jésus-Christ est le Dieu
créateur. C’est pourquoi il mérite l’honneur que l’humanité doit lui rendre au
même titre qu’a Dieu, le Père (Jn5.23)
à savoir connaître christ, croire en lui, le prier et l’adorer.
On peut l’affirmer sans
se tromper que Jésus n’est ni un imposteur, ni un fou comme l’affirment certains,
mais il est Dieu.
Certes, il fut ainsi un homme
doté d’une parfaite humanité mais cette humanité fut entièrement dépendante à
tout égard du Saint-Esprit.
Au cours de son ministère
terrestre, Jésus utilisa pour accomplir son œuvre deux grands moyens qui
attirèrent l’attention et suscitèrent l’enthousiasme :
- les miracles et la prédication.
Ces miracles et ses prédications font la différence.
Les miracles de Jésus
étaient la manifestation extérieure de la plénitude divine qui habitait en Lui.
Dieu était en Lui et sa nature humaine
avait reçu le Saint-Esprit sans mesure. La bible dit que « c’est
en lui seul - et en son corps - que réside réellement et d’une manière
permanente toute la plénitude de la divinité » (Col.2.9 P.V). Jésus-Christ
était Lui-même le Grand Miracle, celui dont découlaient tous les autres qui
n’en étaient que d’infimes conséquences. Ses miracles étaient non seulement les
symboles de son œuvre de salut spirituel, mais étaient également une partie
naturelle et essentielle de son œuvre messianique. Jésus Christ est le Dieu des
miracles.
Par ailleurs, ces
prédications étaient caractérisées par un ton d’autorité, de hardiesse, de
puissance mettant à nu les pensés des cœurs et les sentiments cachés. Ses
paroles comme ses miracles étaient une expression de ce qu’il est dans sa
nature de sa personne, et dans chacune d’elle, il y avait quelque chose de la
grandeur de son caractère.
Les apôtres ont vécu sous
la plénitude de ce caractère et en rapportent la gloire et la puissance dans
leurs écrits. C’est à juste titre donc que nous lisons dans l’épître aux
Hébreux au chapitre 13.8 « Jésus-Christ
est le même hier aujourd’hui et éternellement ».
Autrement dit, Jésus ne
change pas. Le Saint-Esprit atteste par là que Jésus est égal à lui-même dans
la nature de sa personne, dans la puissance de ses œuvres, et dans la force de
sa Parole quelque soit le lieu, le temps et la circonstance.
Il ne fait donc aucun
doute que pour nous Jésus-Christ est le
même partout, en tout temps et de la même manière. Toutefois, nous nous
interrogerons pour savoir en quoi est-il-le
même ? Et si tant est que Jésus est le même, il est le même quoi ou qui ?
Quelles sont les preuves invariables de son immuabilité ?
Enfin quels effets son
immuabilité a-t-il sur nous en tant que croyants ? Ou encore à quels
résultats faut-il s’attendre dans la vie du chrétien et de l’Eglise ?
Notre plan se présente
dans ses grandes lignes comme suit :
I-
Jésus
est le même dans la nature de sa personne ;
II-
Jésus
est le même dans la puissance de ses œuvres ;
III-
Jésus
est le même dans la puissance de ses Paroles ;
IV-
Jésus
est le même partout, en tout temps et de la même manière.
Nous considérerons tous
ces points dans une perspective christologique et prophétique de la personne et
de l’œuvre de Christ.
I-JESUS EST LE MEME DANS LA NATURE DE SA PERSONNE
Les
perfections morales de Christ ne laissent personne indifférent, son caractère
invariable et équilibré était unique en ce qu’il ne se confessa point et
ne présenta point d’excuses pour
quelques péché dans sa vie. Il n’eut point de conseiller et ne cherche point à
se justifier un acte équivoque.
Les éléments de la beauté
morale et spirituelle en lui sont incontestables au point que Christ à pu
confondre ses adversaire en leur demandant : « Qui de vous me convaincra
de péché » (Jean 8.46). Toute la personne de Christ pleine de
charme ne laissait personne indifférent même les détracteurs de son temps. Des
huissiers commis à son arrestation renoncèrent à leur mission et déclarèrent
que « Jamais homme n’a parlé comme cet homme » Jean 7.46.
Jésus Christ était
conscient de son existence antérieure. Son origine n’était pas liée à sa naissance,
sa naissance non plus ne dépendait pas seulement de sa généalogie. Sa nature provenait de son
existence éternelle.
Dans sa préexistence,
Christ s’identifie lui-même à Jéhovah de l’Ancien Testament quand celui-ci
déclare « Avant qu’Abraham fut, je suis » (Jn 8 :57-58).
Les Ecritures mentionnent également les richesses de Christ dans
l’éternité : il était riche en amour, en harmonie par rapport à l’unité
dans la Trinité. Il
était aussi riche en ressources.
Par ailleurs il est clair
qu’à l’époque de l’ancien Testament, Dieu est venu sous la forme d’un homme
tandis qu’à l’incarnation il devient réellement homme. Aujourd’hui encore il demeure « Jésus-Christ, homme »
(1Tim2 :5).
Le mystère de sa
naissance demeure, elle n’est Cependant pas un obstacle incontournable à la
foi.
Dans le cas de cette
naissance virginale de Jésus ; C’était par une action directe de Dieu
qu’il fut préservé de la contamination de la nature pécheresse de Marie.
Par la suite la
croissance et le développement de Jésus-Christ était ceux d’un enfant normal et
non d’un prodige surdoué. Notre Seigneur se soumit aux lois de l’enfance
commune à tous les hommes, en s’identifiant à nous à l’exception du péché.
Ainsi le corps et
l’esprit se développèrent ensemble, et Christ manifesta une force virile et des
facultés intellectuelles.
Son éducation par contre
a été principalement sous l’influence de sa pieuse mère, et sans doute les
écoles nommées « la Maison
de Livre » selon la coutume Juive. A douze ans déjà, Jésus avait
conscience qu’il était dans un sens unique le Fils de Dieu. Par les activités
terrestres de Christ, par son baptême et sa tentation, il a été rendu semblable
à la race humaine (Héb.2 :17).
Ainsi en considérant
l’activité terrestre de Jésus en tant
que charpentier, il a été très proche de nous. Son baptême était un acte de
soumission de la part de l’homme parfait qui était en harmonie avec le reste de
sa vie. Ce baptême ne signifiait donc pas qu’il était pécheur mais qu’il s’identifiait
au péché du monde et annonçait ainsi le début de son ministère messianique.
Jésus confronté à un tentateur personnel en la personne du Diable fut tenté
comme nous en toutes choses mais il ne pécha point. Il a triomphé de la
tentation dans les domaines physique, moral et spirituel.
Notre croyance en la
déité de Christ est fondée sur notre foi dans les Ecritures. Bien que la
divinité appartienne à ce qui est céleste, à cause de théologiens libéraux elle
a aussi été appliquée à l’homme alors que la déité n’a qu’une connotation
propre et appartient exclusivement à la personne divine.
Jésus demandait un jour à
ses disciples : « Que dit-on que je suis moi le fils de
l’homme ? »(Math.16.13-17). Aucune réponse donnée ne pu apprécier à
sa juste valeur sa personne. Alors le Seigneur demanda à ses
disciples : « Et vous qui dites vous que je suis ? ».
Question capitale pour eux car de leur réponse dépendait leur position comme
disciples. Étaient-ils disciples d’un homme, fut-il le plus grand de la terre
ou bien l’étaient-ils du Fils de Dieu, venu du Père ?
La réponse de
Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant »
témoigne de trois vérités importantes :
La première : Jésus est Dieu. Et sa divinité ne souffre
d’aucun doute dans le cœur des disciples. Qui est Jésus pour toi ? Ta
position vis-à-vis de Dieu, ainsi que la qualité de ta foi dépend d’une réponse
claire à cette question qui est posée à chacun de nous aujourd’hui.
La deuxième : c’est
par la révélation de Dieu que la
véritable nature de la personne de Jésus peut être connue. Ce n’est pas par des
raisonnements, ni par la philosophie. Demande au Saint-Esprit de te donner la
révélation divine.
La troisième : Ce que nous pensons de la personne de Jésus
détermine ce que nous sommes en Christ, ce que nous possédons en lui et ce que
nous pouvons faire par lui. Jésus est-il pour toi le même hier aujourd’hui
et éternellement ?
En plus de la confession
de Pierre en Mat.16 :16, il y a le crédo des Apôtres datant de 165 ap.
J.C, le crédo de Nicée en 325 ap J.C. et la confession de Westminster qui
témoignent de la déité de Christ. En outre, des incroyants et des infidèles ont
même acclamé le caractère unique de Christ. Au nombre de ceux là, J.J.
Rousseau, l’athée immoral
écrit : « Si la vie et la mort
et Socrate étaient celle d’un Sage, la vie et la mort de Jésus étaient celle
d’un Dieu ».
A- LA DIVINITE DE
CHRIST
Le témoignage des déclarations de
Christ, de la propagation surnaturelle du Christianisme et de la puissance
transformatrice de Christ confirment Sa divinité.
Cette divinité est affirmée dans
trois passages du N.T : Jean 1.1618 ; Col.1.13-20 ; Hébreux 1.
Dans chacun de ces trois passages est attesté un aspect de la divinité de
Christ. Le premier nous montre en christ Dieu lumière et vie, le second le
présente comme un Etre divin au dessus de toutes vaines conceptions de l’esprit
humain, et le dernier affirme sa divinité en contraste avec la position et la
nature des anges. En effet, Jésus est le
Fils de Dieu tandis que les anges sont des serviteurs, Jésus est Dieu Lui-même,
l’objet d’adoration alors que les anges sont des adorateurs ; Jésus est le
créateur tandis que les anges sont des créatures ; Jésus est le Souverain
tandis que les anges sont les sujets soumis à son autorité.
Concernant l’union des deux natures
de Christ, nous sommes immédiatement confrontés au fait que cette union est
mystérieuse. Cependant, une chose est certaine. Jésus est 100% Dieu et 100%
homme. « S’il n’avait pas été homme, il n’aurait pas pu prendre part à nos
souffrances, et s’il n’avait pas été Dieu, il n’aurait pas pu nous
sauver ». Cette union est aussi véritable en ce sens que la divinité et
l’humanité de Christ étaient distinctes et indépendantes, et chaque nature
conservait ses attributs normaux. Le divin ne pénétrait pas dans l’humain, et
l’humain n’était pas absorbé par le divin. Les deux natures étaient liées pour
former une seule et même personne qui agissait avec une conscience et une
volonté unique. Jésus n’était pas Dieu et homme, il était Dieu-homme.
L’union des deux natures est
démontrable car pendant son ministère notre Seigneur parle uniformément comme
une personne unique, il n’utilise jamais le pluriel pour parler de lui-même.
Cette union est aussi nécessaire car dans l’union des deux natures,
l’expression devient non seulement possible, mais d’une efficacité infinie.
Sans cela, Christ n’aurait pu être un médiateur entre Dieu et l’homme. Enfin,
cette union est éternelle, car il est clair que le Fils de Dieu assuma pour
l’éternité l’humanité qu’il reçut à sa naissance. Son incarnation est donc à
perpétuité, c’est-à-dire en ayant une forme corporelle comme celle de ses
disciples après la résurrection.
En considérant le témoignage rendu à
la nature sans péché de Christ nous pouvons mentionner le témoignage des
Ecritures, celui de Christ lui-même et celui de ses amis et de ses ennemis. La
transfiguration de Christ confirma Sa divinité et Sa prééminence en révélant
une vision de sa gloire, de sa croix et son avènement. Jésus était le prophète
parfait, et par son ministère prophétique il se révéla par son autorité comme
étant lui-même La Parole.
Quant, à la forme de son
enseignement, son contenu original, simple et authentique, tout était réuni
pour convaincre ses amis et ses ennemis qu’Il était un « docteur venu de
Dieu ».
En ce qui concerne l’humilité du
Seigneur, l’auteur affirme qu’elle vient d’un autre monde, elle est
« émanation et alliée de Son amour », et peut se voir très clairement
dans son renoncement à la manifestation extérieure de Sa divinité.
B- L’HUMANITE
DE CHRIST
La perfection de la divinité de Jésus
n’exclut, ni ne ternit la perfection de son humanité. Celui qui est infiniment
supérieur aux anges, consentit pour un peu de temps, à s’abaisser au-dessous
d’eux en vue du salut de la race humaine. C’est aussi ce que l’apôtre Paul
exprime en Phillipiens 2/6-11. Homme, Christ l’est devenu, « la Parole a été faite
chair » Jean 1.14, mais pour le devenir, il fallait qu’il existât
auparavant. Existant en forme de Dieu,
c'est-à-dire possédant en Lui-même tout ce qui fait que Dieu est Dieu,
l’essence et les perfections divines, Christ contrairement à Adam qui voulu
être égal avec Dieu, s’est abaissé volontairement et pris la forme d’esclave. Notez
toutefois que dans son abaissement il ne cessa jamais d’être Dieu. Mais dans
son abaissement profond où il s’est placé, Dieu l’a souverainement élevé. Il
lui a donné comme Homme la place suprême d’honneur et de gloire ; le nom
qui est au dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus tout genoux fléchisse
dans les cieux, sur la terre et sous la terre et que toute langue confesse
qu’il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. Jésus n’est pas redevenu Dieu,
mais, revêtu de l’humanité qu’il a prise et qu’il garde à jamais, le
Fils éternel rentre avec une gloire nouvelle, dans la gloire divine qui n’avait
jamais cessé d’être sienne (Jean 17.5).
En examinant l’œuvre de Christ, nous
notons qu’en tant qu’homme, autrement dit dans sa chair, il a connu une
intensité de souffrance. Ce qui révèle la pleine humanité de notre Seigneur
Jésus-Christ.
En effet, à Gethsémané, Christ a
souffert d’angoisse. Il y aura toujours un mystère dans l’agonie de Gethsémané,
le mystère de l’Union hypostatique y est impliqué. Il n’y a pas de comparaison
possible entre les souffrances de Jésus et celles des martyrs. En outre si
Christ a été condamné par le procès religieux et celui des Romains
« Pilate et Hérode ». C’est parce que « Christ prétendait être
Fils de Dieu, Messie d’Israël et Roi. Il fut jugé illégalement et condamné
injustement, mais la véritable question fut posée. Il mourut parce qu’il
disait, devant les Juifs, être le Fils de Dieu et le Messie, et parce qu’il
prétendait être Christ et Roi, devant Pilate. ». W. Robertson Nicoll.
Par ailleurs, le silence majestueux
de Jésus face à ses accusateurs pendant le procès majestueux de Jésus face à
ses accusateurs pendant les procès fut la marque de sa force d’âme. Cependant
devant le Souverain Sacrificateur qui faisait valoir ses droits disait à
Jésus : « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le
Christ, le Fils de Dieu » le Seigneur rompra le silence pour affirmer sa
divinité ; Jésus répliqua « tu l’as dit ». Pendant les heures
chargées de la fin de sa vie, les paroles de Jésus révélèrent pleinement la
majesté de Sa vie divine.
Par l’œuvre expiatoire de Christ,
Dieu a pris notre place à la croix n’est pas un compromis mais une substitution.
En réponse à la parole de Pardon de christ à la Croix, le centenier
responsable de l’exécution, avait confessé Sa foi dans Sa divinité.
Jésus prononce en Jean
19 :26 : « Femme, voilà ton Fils », marquant ainsi un terme à
l’aspect humain de son travail. A cela
s’ajoute la parole d’Agonie qui est sortie des lèvres de Jésus-Christ en Jean
19 :28 « j’ai soif » comme une preuve de son humanité.
En effet, Dieu ne connaît par la soif.
Jésus-Christ fait homme a eu soif, car il était Dieu « manifesté en chair »
(1Tim3 :16). Tout en demeurant pleinement celui qu’il était avant
l’incarnation, il a été rendu participant de notre humanité, de façon si
réelle, qu’il a connu toutes les faiblesses physiques inhérentes au fait d’être
homme, à l’exception de celles provoquées par le péché.
Par ailleurs l’humanité de Christ
était réelle et non imaginaire, authentique et non contestable. Concernant les
preuves de son humanité, il faut souligner le naturel et l’humanité de son
aspect physique même après sa résurrection. A titre d’exemple quand Jésus
apparut dans son corps glorifié, Marie de Magdala le prit d’abord pour le
jardinier, tandis que pour les deux disciples d’Emmaüs le Christ ressuscité
n’était qu’un compatriote. Jésus n’est pas seulement homme, il était un homme
viril, la couronne et la gloire de l’humanité. Sa virilité apparaît dans son
courage déterminé, ses déclarations intrépides, son endurance physique, son
silence courageux, son austérité inflexible, sa maitrise de soi remarquable,
ses dénonciations impitoyables et sa franchise inflexible.
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Pasteur Jean-Marie TIACOH
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Pasteur Jean-Marie TIACOH

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