vendredi 30 novembre 2012

JESUS CHRIST EST LE MEME PARTOUT, EN TOUT TEMPS ET DE LA MEME MANIERE: deuxieme partie


II JESUS EST LE MEME DANS LA PUISSANCE DE SES OEUVRES

Luc relate trois récits d’actes puissants qui identifient Jésus aux prophètes de l’ancien testament. Il s’agit de la guérison du lépreux, de la résurrection du fils de la veuve et de la multiplication des pains. Les témoins de ces actes miraculeux étaient sans doute unanimes à penser la même chose : « Un grand prophète a paru parmi nous et Dieu a visité son peuple »  Luc 7.16.
Jésus n’a pas changé, son pouvoir de guérison et la puissance de ses miracles non plus.

1)   Seule la main puissante de Jésus est capable de nous purifier (5.12-15)

L’Esprit de Dieu a certainement conduit Jésus à purifier le lépreux qui demandait son intervention. La puissance de cet acte dans la manifestation du ministère prophétique de Christ se situe à trois niveaux :

a-   face aux cas les plus désespérés (12)
« Un homme couvert de lèpre » la maladie était certainement à sa phase finale selon cette expression médicale employée par Luc. On remarque aussi que l’homme ne dit pas à Jésus de le guérir mais plutôt de le purifier. En effet, la lèpre était une souillure pour le malade qui se tenait dans l’isolement. Jésus va pourtant le toucher et le guérir. Le fait de toucher renvoie souvent comme ici au moyen de transmettre une bénédiction, divine ou d’accomplir une guérison (Luc 18.156 ; 22.51). Il n’y a donc pas de cas désespéré pour Jésus. Quel que soit le stade auquel nous sommes parvenus avec notre souillure ou notre maladie, Jésus est prêt à nous purifier et nous guérir par sa main de compassion.

b-   Jésus guérit instantanément (13)
« Aussitôt la lèpre le quitta ». Il était rare  à l’époque qu’un lépreux soit guéri. L’ancien testament rapporte l’histoire de deux personnes atteintes de la lèpre : Marie (Nomb.12) et Naaman (2 Rois5). La guérison du dernier fut le résultat du ministère prophétique du prophète Elisée. La guérison que Jésus donne est une réalité toujours actuelle. La puissance de ces actes ne saurait nous faire attendre  indéfiniment la guérison dont nous avons besoin.

c-   guéri par la puissance de Christ
L’homme n’est pas guéri ni sauvé par l’observance de la loi ; il n’a pu l’être que par la puissance de Christ. Quand les moyens médicaux et humains de ta guérison ont échoué vient à la source de la puissance de Christ. Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement.
 Jésus tenait à ce que le lépreux guéri soit un témoignage auprès du sacrificateur seul habileté à attester la guérison. Quand Jésus nous guéri ne craignons pas quand c’est nécessaire d’aller devant les spécialistes en la matière pour attester la guérison.
Ce n’est pas faire preuve d’un manque de foi, mais plutôt de témoigner de la grandeur de notre Seigneur.

2) Les morts ressuscitent par la puissance de Christ (7.11-17)
La foule  reconnaît à travers la résurrection du fils de la veuve que Jésus est un prophète, semblable à Elie et Elisée qui avaient eux aussi ressuscité des morts
(1 Rois 17. 17-24 ; 2Rois4.18-37).

   a- Jésus est le vainqueur de la mort
Jésus a envoyé les disciples vers Jean-Baptiste en disant : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu… les morts ressuscitent » Luc 7.22.
En effet, il ressuscite en plus du fils de la veuve, la fille de Jaïrus  (Luc 8.40-56). Ainsi que son ami Lazare (Jn 11). Nous  devons être rassurés que Jésus a encore aujourd’hui le pouvoir de la vie et de la résurrection. C’est lui l’auteur de la vie (Actes3.15 ; Jn.14.6 ; 11.25).

b-Dieu continue d’intervenir parmi son peuple
Le résultat de ce miracle pour les témoins est évident : Jésus est un grand prophète parmi son peuple, ce qui signifie que Dieu continue d’intervenir pour les affligés. La manifestation du ministère prophétique est un appel à la foi au Dieu d’Israël qui seul règne sur la mort. Jésus n’a pas changé et il continue d’intervenir parmi les hommes dans le besoin. Jésus a répondu à ceux qui voulaient limiter son pouvoir d’action dans le temps : « jusqu’à cette heure, mon Père ne cesse d’agir, c’est pourquoi moi aussi j’agis » (Jean 5.17).

3) Le miracle de la multiplication de pains (9.10-19)
Ce miracle rappelle les actes puissants du prophète Moïse sous la conduite de qui le peuple fut nourrit de la manne dans le désert, ainsi que le prophète Elisée par qui l’huile de la veuve fut multipliée (2Rois4). Quelle est la signification de cet acte prophétique ?

·       nous avons un Dieu d’abondance ;
·       le seigneur multiplie le peu que nous mettons dans ses mains ;
·       Jésus est le pain de vie, cad la source de notre provision spirituelle, matérielle et financière (Jn 6.35).

Il ne faisait aucun doute pour  les témoins de ce miracle que Jésus était  le prophète qui devait venir : « Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde ». (Jn6.14).
Les œuvres puissantes de Jésus ont été démontrées dans bien d’autres miracles. Ils servent ainsi à légitimer le ministère prophétique de l’oint de l’Eternel.
En conclusion, le Chrétien peut faire confiance à Jésus dans tous ses besoins, car il a donné suffisamment de preuves à travers ses actes puissants qu’il est non seulement le plus grand prophète mais aussi le Seigneur de toutes nos impossibilités.

III- JESUS EST LE MEME DANS LA PUISSANCE DE SA PAROLE

Jésus fut aussi un prophète puissant en paroles comme l’indique plusieurs de ces oracles de jugements (Luc 11.37-54 ; 13.1-5 ; 19.45-48).
Il s’identifie ainsi aux prophètes de l’Ancien Testament connus pour leurs oracles d’avertissement et de jugement contre le péché (Jér.3/6-18). L’analyse des oracles de Jésus renferme les caractéristiques prophétiques suivantes :

1)   Des paroles sans complaisance contre l’hypocrisie religieuse (v.39)

Jésus ne ménage personne. Il n’est pas intimidé par la position sociale ou hiérarchique de ses auditeurs. En Luc 11.45, il dénonce l’hypocrisie religieuse des chefs religieux qu’il qualifie de lavement extérieur de la coupe. La coupe et le plat sont l’image et l’état moral des auditeurs de ses auditeurs. Jésus dénonce l’hypocrisie des chefs religieux qui veulent obliger les autres observer toutes sortes de rites mais n’ont pas eux-mêmes l’intention de pratiquer ce qu’ils prêchent (Math.23.2-4). 

2) Des paroles véhémentes contre le formalisme religieux des pharisiens (v.42)
Jésus proteste contre les règles formalistes de purification imposés au détriment de la loi d’amour. Il fustige le comportement indigne des chefs religieux qui consiste à rechercher des place d’honneur plutôt que l’honneur de Dieu car « quiconque s’élèvera sera abaissé et qui s’abaissera sera élevé »(Math.23.12) .


3) Des paroles fortes de condamnation

« Malheur à vous !» dit Jésus. Ces expressions bien connues des prophètes du passé sont plusieurs fois reprises ici par Jésus.
Jésus condamne l’apparence de super spiritualité des chefs releigieux.
C’est sans aucun doute le retentissement le plus parfait de la voix du plus grand prophète qu’Israël a connu de toute son histoire. En présence de Jésus le plus grand prophète, les juifs se rendaient coupables de meurtre par leur haine contre la vérité divine : « Malheur à vous ! Parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes que vos pères ont tuées » (Luc11.47-50). Ils témoignaient par là  que leurs soins pour les prophètes n’étaient qu’un acte d’hypocrisie.

4) Des paroles de vérités contre l’injustice des chefs v.46
Ce sont des paroles qui tranchent avec les propos habituels et ordinaires. Car les juifs du temps de Jésus avaient une interprétation raciste et xénophobe de leur religion. Ils avaient le sentiment que leur religion les rendait supérieurs aux non juifs. Ils regardaient avec un certain mépris les autres groupes religieux. Au cours de sa prédication à Nazareth Jésus a couvert de confusion ces racistes religieux injustes en citant des exemples significatifs de l’A.T pour leur dire que Dieu se soucie autant des autres races qu’eux. L’exemple du prophète Elie envoyé au secours d’une pauvre veuve de la région non juive de Sidon pendant une période de famine. Ensuite Elisée le prophète que vers qui Naaman  un païen s’était rendu pour être guéri de sa lèpre. Jésus dont l’intention n’étaient pas surtout de plaire à son auditoire ajouta cette remarque : « Il y avait…beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète  Elisée ; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, si ce n’est Naaman le Syrien ». Ainsi donc Dieu aime autant le libanais, le syrien, le sénégalais, le burkinabé et l’Ivoirien.

5) Des paroles qui éveillent la conscience « des paroles choquantes »

A travers la puissance des paroles de Jésus, la force de dénonciation et le courage qui caractérisent ces propos, il ne fait aucun doute qu’il s’identifie parfaitement aux prophètes de l’Ancien Testament.
En cela Jésus a exercé un ministère prophétique qui se distingue des prétendus  prophètes aujourd’hui.
Tous ceux qui s’élèvent contre l’injustice sociale ne sont pas forcement prophètes. Parce que les prophètes de l’ancien testament se sont souvent dressés contre les abus sociaux et politiques, et contre le cléricalisme et la hiérarchique de leur temps. l Une idée fausse a surgi selon laquelle tout contestataire ou militant pour la justice sociale est un prophète, et que la prophétie consiste principalement à dénoncer les maux de la société humaine.
Or ce n’est pas ce qu’un homme dit dans le domaine naturel qui fait de lui un prophète. C’est le fait qu’il soit poussé par l’Esprit de Dieu à prononcer les paroles que Dieu lui donne. Le vrai prophète n’aura nul besoin de s’autoproclamer ; on  le reconnaîtra à son ministère.
C’est seul le Saint-Esprit qui confère aux paroles prophétiques sa puissance. Dans ce sens que les paroles inspirées de l’Esprit convainc le cœur humain de vérité, de justice et de jugement. Les pensées les plus secrètes sont mises à nu et donc plus rien à dire ni à ajouter.
Jésus le plus grand des prophètes a parlé ; il a dénoncé le péché tapis dans le cœur des chefs religieux ; ils n’ont rien eu à répondre. La puissance des paroles du prophète les a réduits au silence. Ils cherchaient plutôt à éviter le sujet en dressant des pièges pour surprendre quelques paroles sorties de la bouche de Jésus (54).
Mais ils n’en trouvèrent point car c’est un prophète puissant non seulement en œuvre mais aussi en paroles. Luc24.39.
Les avertissements de Jésus étaient aussi sérieux et solennels que ceux des prophètes de l’Ancien Testament (Luc13.1-5).
« Non je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également » dit Jésus (v.3/5). La portée prophétique de ses paroles était telle que ceux qui l’écoutaient avait un seul choix à faire : La  repentance ou la mort.
Les paroles du prophète sont aussi sans concession pour ceux qui méprisent les autres et les choses de Dieu.
La puissance des paroles de Jésus provoqua l’opposition des uns mais l’admiration des autres (Luc19/47-48).

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Pasteur Jean-Marie TIACOH

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