II JESUS
EST LE MEME DANS LA PUISSANCE DE
SES OEUVRES
Luc relate trois récits d’actes
puissants qui identifient Jésus aux prophètes de l’ancien testament. Il s’agit
de la guérison du lépreux, de la résurrection du fils de la veuve et de la
multiplication des pains. Les témoins de ces actes miraculeux étaient sans
doute unanimes à penser la même chose : « Un grand prophète a paru
parmi nous et Dieu a visité son peuple » Luc 7.16.
Jésus n’a pas changé, son pouvoir de
guérison et la puissance de ses miracles non plus.
1) Seule
la main puissante de Jésus est capable de nous purifier (5.12-15)
L’Esprit de Dieu a certainement
conduit Jésus à purifier le lépreux qui demandait son intervention. La
puissance de cet acte dans la manifestation du ministère prophétique de Christ
se situe à trois niveaux :
a-
face
aux cas les plus désespérés
(12)
« Un homme couvert de
lèpre » la maladie était certainement à sa phase finale selon cette
expression médicale employée par Luc. On remarque aussi que l’homme ne dit pas
à Jésus de le guérir mais plutôt de le purifier. En effet, la lèpre était une
souillure pour le malade qui se tenait dans l’isolement. Jésus va pourtant le
toucher et le guérir. Le fait de toucher renvoie souvent comme ici au moyen de
transmettre une bénédiction, divine ou d’accomplir une guérison (Luc
18.156 ; 22.51). Il n’y a donc pas de cas désespéré pour Jésus. Quel que
soit le stade auquel nous sommes parvenus avec notre souillure ou notre
maladie, Jésus est prêt à nous purifier et nous guérir par sa main de
compassion.
b- Jésus guérit instantanément (13)
« Aussitôt la lèpre le
quitta ». Il était rare à l’époque
qu’un lépreux soit guéri. L’ancien testament rapporte l’histoire de deux
personnes atteintes de la lèpre : Marie (Nomb.12) et Naaman (2 Rois5). La
guérison du dernier fut le résultat du ministère prophétique du prophète
Elisée. La guérison que Jésus donne est une réalité toujours actuelle. La
puissance de ces actes ne saurait nous faire attendre indéfiniment la guérison dont nous avons
besoin.
c-
guéri
par la puissance de Christ
L’homme n’est pas guéri ni sauvé par
l’observance de la loi ; il n’a pu l’être que par la puissance de Christ.
Quand les moyens médicaux et humains de ta guérison ont échoué vient à la
source de la puissance de Christ. Il est le même hier, aujourd’hui et
éternellement.
Jésus tenait à ce que le lépreux guéri soit un
témoignage auprès du sacrificateur seul habileté à attester la guérison. Quand
Jésus nous guéri ne craignons pas quand c’est nécessaire d’aller devant les
spécialistes en la matière pour attester la guérison.
Ce n’est pas faire preuve d’un manque
de foi, mais plutôt de témoigner de la grandeur de notre Seigneur.
2)
Les morts ressuscitent par la puissance de Christ (7.11-17)
La foule reconnaît à travers la résurrection du fils
de la veuve que Jésus est un prophète, semblable à Elie et Elisée qui avaient
eux aussi ressuscité des morts
(1 Rois 17. 17-24 ;
2Rois4.18-37).
a- Jésus est le vainqueur de la mort
Jésus a envoyé les disciples vers
Jean-Baptiste en disant : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez
vu et entendu… les morts ressuscitent » Luc 7.22.
En effet, il ressuscite en plus du
fils de la veuve, la fille de Jaïrus
(Luc 8.40-56). Ainsi que son ami Lazare (Jn 11). Nous devons être rassurés que Jésus a encore
aujourd’hui le pouvoir de la vie et de la résurrection. C’est lui l’auteur de
la vie (Actes3.15 ; Jn.14.6 ; 11.25).
b-Dieu continue d’intervenir parmi
son peuple
Le résultat de ce miracle pour les
témoins est évident : Jésus est un grand prophète parmi son peuple, ce qui
signifie que Dieu continue d’intervenir pour les affligés. La manifestation du
ministère prophétique est un appel à la foi au Dieu d’Israël qui seul règne sur
la mort. Jésus n’a pas changé et il continue d’intervenir parmi les hommes dans
le besoin. Jésus a répondu à ceux qui voulaient limiter son pouvoir d’action
dans le temps : « jusqu’à
cette heure, mon Père ne cesse d’agir, c’est pourquoi moi aussi j’agis »
(Jean 5.17).
3)
Le miracle de la multiplication de pains (9.10-19)
Ce miracle rappelle les actes
puissants du prophète Moïse sous la conduite de qui le peuple fut nourrit de la
manne dans le désert, ainsi que le prophète Elisée par qui l’huile de la veuve
fut multipliée (2Rois4). Quelle est la signification de cet acte
prophétique ?
·
nous
avons un Dieu d’abondance ;
·
le
seigneur multiplie le peu que nous mettons dans ses mains ;
·
Jésus
est le pain de vie, cad la source de notre provision spirituelle, matérielle et
financière (Jn 6.35).
Il ne faisait aucun doute pour les témoins de ce miracle que Jésus
était le prophète qui devait
venir : « Celui-ci est vraiment
le prophète qui doit venir dans le monde ». (Jn6.14).
Les œuvres puissantes de Jésus ont
été démontrées dans bien d’autres miracles. Ils servent ainsi à légitimer le
ministère prophétique de l’oint de l’Eternel.
En conclusion, le Chrétien peut faire
confiance à Jésus dans tous ses besoins, car il a donné suffisamment de preuves
à travers ses actes puissants qu’il est non seulement le plus grand prophète
mais aussi le Seigneur de toutes nos impossibilités.
III-
JESUS EST LE MEME DANS LA
PUISSANCE DE SA PAROLE
Jésus fut aussi un prophète puissant
en paroles comme l’indique plusieurs de ces oracles de jugements (Luc
11.37-54 ; 13.1-5 ; 19.45-48).
Il s’identifie ainsi aux prophètes de
l’Ancien Testament connus pour leurs oracles d’avertissement et de jugement contre
le péché (Jér.3/6-18). L’analyse des oracles de Jésus renferme les
caractéristiques prophétiques suivantes :
1) Des
paroles sans complaisance contre l’hypocrisie religieuse (v.39)
Jésus ne ménage personne. Il n’est
pas intimidé par la position sociale ou hiérarchique de ses auditeurs. En Luc
11.45, il dénonce l’hypocrisie religieuse des chefs religieux qu’il qualifie de
lavement extérieur de la coupe. La coupe et le plat sont l’image et l’état
moral des auditeurs de ses auditeurs. Jésus dénonce l’hypocrisie des chefs
religieux qui veulent obliger les autres observer toutes sortes de rites mais
n’ont pas eux-mêmes l’intention de pratiquer ce qu’ils prêchent (Math.23.2-4).
2) Des paroles véhémentes contre le
formalisme religieux des pharisiens (v.42)
Jésus proteste contre les règles
formalistes de purification imposés au détriment de la loi d’amour. Il fustige
le comportement indigne des chefs religieux qui consiste à rechercher des place
d’honneur plutôt que l’honneur de Dieu car « quiconque s’élèvera sera
abaissé et qui s’abaissera sera élevé »(Math.23.12) .
3)
Des paroles fortes de condamnation
« Malheur à vous !» dit
Jésus. Ces expressions bien connues des prophètes du passé sont plusieurs fois
reprises ici par Jésus.
Jésus condamne l’apparence de super
spiritualité des chefs releigieux.
C’est sans aucun doute le
retentissement le plus parfait de la voix du plus grand prophète qu’Israël a
connu de toute son histoire. En présence de Jésus le plus grand prophète, les
juifs se rendaient coupables de meurtre par leur haine contre la vérité
divine : « Malheur à vous ! Parce que vous bâtissez les
tombeaux des prophètes que vos pères ont tuées » (Luc11.47-50). Ils
témoignaient par là que leurs soins pour
les prophètes n’étaient qu’un acte d’hypocrisie.
4)
Des paroles de vérités contre l’injustice des chefs v.46
Ce sont des paroles qui
tranchent avec les propos habituels et ordinaires. Car les juifs du temps de
Jésus avaient une interprétation raciste et xénophobe de leur religion. Ils
avaient le sentiment que leur religion les rendait supérieurs aux non juifs.
Ils regardaient avec un certain mépris les autres groupes religieux. Au cours
de sa prédication à Nazareth Jésus a couvert de confusion ces racistes
religieux injustes en citant des exemples significatifs de l’A.T pour leur dire
que Dieu se soucie autant des autres races qu’eux. L’exemple du prophète Elie
envoyé au secours d’une pauvre veuve de la région non juive de Sidon pendant
une période de famine. Ensuite Elisée le prophète que vers qui Naaman un païen s’était rendu pour être guéri de sa
lèpre. Jésus dont l’intention n’étaient pas surtout de plaire à son auditoire
ajouta cette remarque : « Il y avait…beaucoup de lépreux en
Israël au temps du prophète
Elisée ; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, si ce n’est
Naaman le Syrien ». Ainsi donc Dieu aime autant le libanais, le syrien, le
sénégalais, le burkinabé et l’Ivoirien.
5)
Des paroles qui éveillent la conscience « des paroles choquantes »
A travers la puissance des paroles de
Jésus, la force de dénonciation et le courage qui caractérisent ces propos, il
ne fait aucun doute qu’il s’identifie parfaitement aux prophètes de l’Ancien
Testament.
En cela Jésus a exercé un ministère
prophétique qui se distingue des prétendus
prophètes aujourd’hui.
Tous ceux qui s’élèvent contre
l’injustice sociale ne sont pas forcement prophètes. Parce que les prophètes de
l’ancien testament se sont souvent dressés contre les abus sociaux et
politiques, et contre le cléricalisme et la hiérarchique de leur temps. l Une idée
fausse a surgi selon laquelle tout contestataire ou militant pour la justice
sociale est un prophète, et que la prophétie consiste principalement à dénoncer
les maux de la société humaine.
Or ce n’est pas ce qu’un homme dit
dans le domaine naturel qui fait de lui un prophète. C’est le fait qu’il soit
poussé par l’Esprit de Dieu à prononcer les paroles que Dieu lui donne. Le vrai
prophète n’aura nul besoin de s’autoproclamer ; on le reconnaîtra à son ministère.
C’est seul le Saint-Esprit qui
confère aux paroles prophétiques sa puissance. Dans ce sens que les paroles
inspirées de l’Esprit convainc le cœur humain de vérité, de justice et de
jugement. Les pensées les plus secrètes sont mises à nu et donc plus rien à
dire ni à ajouter.
Jésus le plus grand des prophètes a
parlé ; il a dénoncé le péché tapis dans le cœur des chefs
religieux ; ils n’ont rien eu à répondre. La puissance des paroles du
prophète les a réduits au silence. Ils cherchaient plutôt à éviter le sujet en
dressant des pièges pour surprendre quelques paroles sorties de la bouche de
Jésus (54).
Mais ils n’en trouvèrent point car
c’est un prophète puissant non seulement en œuvre mais aussi en paroles.
Luc24.39.
Les avertissements de Jésus étaient
aussi sérieux et solennels que ceux des prophètes de l’Ancien Testament
(Luc13.1-5).
« Non je vous le dis. Mais si
vous ne vous repentez, vous périrez tous également » dit Jésus (v.3/5). La
portée prophétique de ses paroles était telle que ceux qui l’écoutaient avait
un seul choix à faire : La repentance
ou la mort.
Les paroles du prophète sont aussi
sans concession pour ceux qui méprisent les autres et les choses de Dieu.
La puissance des paroles de Jésus
provoqua l’opposition des uns mais l’admiration des autres (Luc19/47-48).
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Pasteur Jean-Marie TIACOH
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Pasteur Jean-Marie TIACOH

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