La
prospérité matérielle fait partie du plan de Dieu pour le chrétien.
Dieu
accorde sa bénédiction et sa faveur pour faire connaître son grand nom (Psaumes 67 v 1-4)
Ainsi,
la prospérité matérielle fait avancer la
mission tandis que la mission à son tour entraine plus de prospérité, crée de
véritables richesses.
Jésus
a démontré par ses actions et ses enseignements que combler les besoins des
pauvres, guérir les malades et affranchir les opprimés constituent la clé de la
proclamation du royaume et donc de sa mission (Luc 4 v 18 ; Matthieu 11 v 5). Aujourd’hui encore, il invite
ses disciples à avoir cette vision holistique de la mission.
La vision biblique de
la mission est holistique.
Elle
prend en compte la dimension spirituelle de l’homme aussi bien que la dimension
sociale, économique (les affaires, business, le travail).
Plutôt
que de s’exclure l’une ou l’autre dans une dichotomie inconfortable, elles se
complètent parfaitement.
La
mission doit permettre aux hommes de retrouver une identité nouvelle en Christ,
les rendant ainsi capables de créer de nouvelles richesses abondantes dans le
monde des affaires et de la profession. Ces richesses à leur tour doivent
servir la cause du royaume pour assurer le règne de domination de Christ sur
toute la création.
La
mission de l’ Église se doit de faire reculer la pauvreté et de créer la
prospérité matérielle.
Comment
s’y prendre et y parvenir ?
Quelles
stratégies adéquates pour les solutions efficaces ?
Comment
l’ Église peut elle contribuer à créer la prospérité matérielle par la
mission ?
A/CONTRIBUTION DE
L’ ÉGLISE
Les
quatre (4) responsabilités principales qui incombent à l’ Eglise :
1) Faire connaitre le plan de Dieu
relatif a la prospérité matérielle par le travail
En
tant que créature à l’image de Dieu, toute personne a le droit au travail.
Genèse 2 v 15 :
« L’ Éternel Dieu prit l’homme,
et le plaça dans le jardin d’ Éden pour le cultiver et pour le garder. »
Nous
sommes coproducteur avec Dieu, cultivant le jardin de manière à ce qu’il
s’étende et à le rendre plus productif. Ainsi, le travail n’est pas une
malédiction pour l’homme plutôt une bénédiction, c’est un accomplissement, une
réalisation de soi.
Sachant
que notre identité dépend en partie de notre sécurité économique, Dieu va
établir des lois pour garantir la pérennité des ressources de génération en
génération. Les années sabbatiques, le jubilé, ainsi que le rachat des
propriétés et des esclaves sont établis à cet effet (Lévitique 25).
2) L’ Église doit continuer à
rétablir la dignité humaine en particulier des pauvres et des défavorisés de la
société
Dieu
tient à la dignité de l’homme, c’est pourquoi non seulement l’Ancien Testament
donne des lois pour protéger les plus faibles c'est-à-dire les orphelins, les
veuves et les étrangers (Deutéronome 14
v 29 ; 24 v 19-21) mais Jésus lui-même dénonce tous les systèmes qui
dévalorisent l’être humain et favorise la pauvreté (Marc 10 v 42-43 ; Luc 4 v 18 ; Matthieu 11 v 5 ;
Proverbes 3 v 9 ; Jérémie 5 v 27 -28).
3) L’ Eglise doit
encourager le travail
L’ Église
doit encourager non seulement le travail, mais l’excellence au travail et
dénoncer la paresse ainsi que la facilité érigée en mode de vie.
Ephésiens 4 v 28
« Que celui qui dérobait ne dérobe
plus; mais plutôt qu’il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien,
pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin. »
Ce
texte est un encouragement pour le chrétien à faire quelque chose d’utile de
ses propres mains.
2Thessaloniciens
3 v 6-
11 « nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur
Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non
selon les instructions que vous avez reçues de nous.
Vous
savez vous-mêmes comment il faut nous imiter, car nous n’avons pas vécu parmi
vous dans le désordre.
Nous
n’avons mangé gratuitement le pain de personne; mais, dans le travail et dans
la peine, nous avons été nuit et jour à l’œuvre, pour n’être à charge à aucun
de vous.
Ce
n’est pas que nous n’en eussions le droit, mais nous avons voulu vous donner en
nous-mêmes un modèle à imiter.
Car,
lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément: Si quelqu’un ne
veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.
Nous apprenons, cependant, qu’il y
en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent
pas, mais qui s’occupent de futilités.
Est un encouragement à fuir la
paresse pour se rendre utile. »
Le
monde entier tourne comme une grande chaine de production. Celui qui ne produit
pas est nuisible dans les maillons de la chaîne. Christ offre encore
aujourd’hui aux pauvres et aux démunis une nouvelle identité et l’opportunité
de se réaliser comme des êtres humains libres et responsables avec une dignité
et une grande estime de soi, capables ainsi de servir Dieu et leurs semblables.
La
parabole des talents en Matthieu 25 illustre
fort bien que le chrétien à la responsabilité d’utiliser ses capacités et ses
talents pour créer de nouvelles richesses.
Témoignage : Mr GUIRO François
« Christ a déchiré le voile de
la pauvreté sur ma vie, par la vente de produit dans les emballages placés même
dans les officines de pharmacie.
Logé dans une baraque de 7 000
frs CFA que je ne pouvais payer derrière SOCOCE, je loge aujourd’hui dans une
maison de 30 000 Frs CFA et je suis sur le point de démanger. Je suis en
possession de trois (O3) téléphones portables comme instrument de
travail. »
J’ai
rencontré cet homme au sanctuaire Marial d’ Attécoubé. La misère de cet homme
durait depuis 2002.Aujourd’hui, le voile est déchiré. Gloire à Dieu !
4) Encourager les
chrétiens à travailler en équipe
En
tant que communauté, les fidèles de l’Eglise peuvent s’organiser pour avoir
accès à des prêts financiers. En se regroupant en coopérative, en association
les prêts seront abondants. La première équipe est donc celle du chrétien qui
initie l’entreprise.
En
Israël les pauvres, et les esclaves devaient être libérés après Six (06) ans de
servitude, leur permettant de redevenir économiquement solvables.
(Deutéronome 15 v 1-15)
« Tous les sept ans, tu feras
relâche.
Et voici comment s’observera le
relâche. Quand on aura publié le relâche en l’honneur de l’Eternel, tout
créancier qui aura fait un prêt à son prochain se relâchera de son droit, il ne
pressera pas son prochain et son frère pour le paiement de sa dette.
Tu pourras presser l’étranger; mais
tu te relâcheras de ton droit pour ce qui t’appartiendra chez ton frère.
Toutefois, il n’y aura point
d’indigent chez toi, car l’Eternel te bénira dans le pays que l’Eternel, ton
Dieu, te fera posséder en héritage,
Pourvu seulement que tu obéisses à
la voix de l’Eternel, ton Dieu, en mettant soigneusement en pratique tous ces
commandements que je te prescris aujourd’hui.
L’Eternel, ton Dieu, te bénira
comme il te l’a dit, tu prêteras à beaucoup de nations, et tu n’emprunteras
point; tu domineras sur beaucoup de nations, et elles ne domineront point sur
toi.
S’il y a chez toi quelque indigent
d’entre tes frères, dans l’une de tes portes, au pays que l’Eternel, ton Dieu,
te donne, tu n’endurciras point ton cœur et tu ne fermeras point ta main devant
ton frère indigent.
Mais tu lui ouvriras ta main, et tu
lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins.
Garde-toi d’être assez méchant pour
dire en ton cœur: La septième année, l’année du relâche, approche! Garde-toi
d’avoir un œil sans pitié pour ton frère indigent et de lui faire un refus. Il
crierait à l’Eternel contre toi, et tu te chargerais d’un péché.
Donne-lui, et que ton cœur ne lui
donne point à regret; car, à cause de cela, l’Eternel, ton Dieu, te bénira dans
tous tes travaux et dans toutes tes entreprises.
Il y aura toujours des indigents
dans le pays; c’est pourquoi je te donne ce commandement: Tu ouvriras ta main à
ton frère, au pauvre et à l’indigent dans ton pays.
Si l’un de tes frères hébreux,
homme ou femme, se vend à toi, il te servira six années; mais la septième
année, tu le renverras libre de chez toi.
Et lorsque tu le renverras libre de
chez toi, tu ne le renverras point à vide;
Tu lui feras des présents de ton
menu bétail, de ton aire, de ton pressoir, de ce que tu auras par la
bénédiction de l’Eternel, ton Dieu.
Tu te souviendras que tu as été
esclave au pays d’Egypte, et que l’Eternel, ton Dieu, t’a racheté; c’est
pourquoi je te donne aujourd’hui ce commandement. »
Nous
devons aider nos frères et sœurs à s’insérer dans le tissu socio-économique.
Ces responsabilités de l’Eglise engagent le chrétien de façon personnelle à
quatre attitudes.
B / LES QUATRE ATTITUDES DU CHRETIEN POUR
LA TRANSORMATION QUALITATIVE DE SON MILIEU
- Première attitude
Avec
la grâce de Dieu, le chrétien doit apprendre à compter sur lui-même et non sur
les autres. Personne d’autre ne peut faire ton bonheur.
- Deuxième attitude
Avec
la bénédiction de Dieu, tout ce que la main du chrétien trouve doit être fait
et bien fait. Il ne doit rien négliger, petit soit il, insignifiant soit il,
sauf le mal.
- Troisième attitude
Avec
la direction de l’Esprit, le chrétien doit investir pour le royaume de Dieu (1 Timothée 6 v 17 -19 ; Philippiens 4 v
15-16 ; Philippiens 1 v 4-5).
- Quatrième attitude
A
cause de l’alliance divine avec le travail, le chrétien doit s’attendre à la
prospérité par la mission de Dieu. C’est une œuvre de changement, de
transformation de sa condition.
Passer
de la malédiction à la bénédiction, de la pauvreté à la richesse de la honte à
la gloire, de la servitude à la liberté est possible aujourd’hui. Exemple de
Mephiboschet, fils de Jonathan (2 Samuel
9, 1-10).
III/ LA BONNE GESTION DES
RESSOURCES
Le
chrétien doit apprendre non seulement à être discipliné dans le travail bien
fait, mais à éviter le gaspillage. Il doit également avoir le sens de l’épargne.
La
bonne gestion des ressources reposent donc sur les principes clairs qui se
dégagent du livre des Proverbes.
Proverbes
30 v24-28 :«Il y a sur la
terre quatre animaux petits, Et cependant des plus sages;
Les
fourmis, peuple sans force,
Préparent en été leur nourriture;
Les
damans, peuple sans puissance,
Placent leur demeure dans les rochers;
Les
sauterelles n’ont point de roi, Et
elles sortent toutes par divisions;
Le lézard saisit avec les mains, Et se trouve dans les palais des
rois. »
La
sagesse des quatre (4) petits animaux évoque l’acquisition de l’éducation, du savoir, de l’instruction et
du bon sens.
Ainsi le chrétien qui
entreprend doit réunir le maximum d’information en lisant beaucoup, en
profitant des voyages d’instruction, et des séminaires de formation.
- Les fourmis, évoquent la prévoyance et l’organisation, c'est-à-dire l’épargne.
- Les damans, évoquent l’ingéniosité à trouver une place de sécurité. Il faut savoir sécuriser sa vie et ses biens.
- Les sauterelles, évoquent la coopération, l’ordre et la discipline.
- Le lézard, évoque l’audace et l’ hardiesse. Le sens du risque qui caractérise tous les grands hommes d’affaire.
CONCLUSION
Le
défi de la pauvreté doit et peut être relevé par le chrétien grâce à la mission
de Dieu envers l’humanité.
Du
fait même de cette mission du Fils de Dieu mort pour nos péchés, ressuscité
d’entre les morts et assis à la droite de la majesté divine, le chrétien a la
possibilité d’expérimenter la transformation pour la prospérité aussi bien
spirituelle que matérielle.
Cette
prospérité est à notre portée maintenant et doit être rendue réelle par des
actes de foi, l’audace (les risques) et le sens de la communauté et la
recherche de l’excellence. Le Seigneur nous appelle à être les véritables
vecteurs de changement. Le monde a besoin de jeunes créateurs qui travaillent
avec un Dieu créateur. Si certains cherchent le bonheur, nous sommes invités à
le créer par le travail bien accompli.
Pasteur Jean-Marie Tiacoh
Pasteur Jean-Marie Tiacoh

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